Route du Rhum: "un événement incroyable" pour Kito de Pavant

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Un bateau s'est échoué dimanche soir, celui de Willy Bissainte (C'La Guadeloupe). Les ports de Roscoff, Brest, Lorient, Douarnenez, Camaret et La Rochelle se tiennent prêts à accueillir les concurrents qui préféreront s'abriter pour tenter d'échapper à une violente tempête annoncée aujourd'hui, dans le golfe de Gascogne, avec déjà des conditions très musclées qui étaient prévues dans la nuit d'hier.

Hier, Josse et Coville se sont déroutés vers La Corogne, à bord de leurs maxitrimarans sérieusement endommagés.

C'est alors qu'il menait la danse après un départ canon devant l'Ultime de François Gabart que le Maxi Edmond de Rothschild a connu cette très sérieuse avarie sur son flotteur tribord arraché sur une longueur de 8 mètres.

Sain et sauf, Sébastien Josse cherche actuellement avec son équipe à terre et sa cellule de routage météo une solution pour rallier au plus vite la terre ferme. Honnêtement, nous ne pensons pas qu'il y ait eu de choc avec un objet flottant. Le Cléac'h est à la barre d'un tout nouveau bateau, de la classe Ultim (maxi-trimaran de 32 m de long pour 23 m de large maximum), capable de 'voler'. Autre favori même s'il pilote un Ultim plus ancien qui ne peut pas voler, Coville (Sodebo Ultim) a vu dans la matinée de lundi le carénage du bras avant bâbord se casser. "Hier, il a posté un tweet".

La première nuit de la onzième Route du Rhum a fait des dégâts.

La nuit dernière s'annonçait cependant pire, avec des gros creux et des déferlantes prévues. "Un grand bateau tangue moins", avait expliqué avant de partir Lalou Roucayrol (Arkéma), qui navigue sur un multicoque de quinze mètres et qui aurait préféré que le départ de la course soit différé, pas emballé à l'idée de se retrouver avec 50-55 noeuds de vent (92 à 102 km/h). Comment expliquer le succès de cette course?

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