Dès mardi, les Françaises travailleront "gratuitement" — Inégalités salariales

Share

Les Glorieuses dénoncent surtout la différence de salaires de 9% entre hommes et femmes "à travail égal, en prenant en compte les tranches d'âges, le contrat, le temps, le secteur d'activité et la taille de l'entreprise ".

Bien qu'assez révélateurs, ces chiffres sont toutefois à manipuler avec précaution, puisqu'ils ne prennent en compte que les écarts de revenus entre hommes et femmes qui travaillent. Cette année, c'est donc à partir du 6 novembre, 15h35, que les femmes, en France, commenceront à travailler gratuitement.

Cet écart de rémunération s'explique, entre autres, par les différences de parcours, la surreprésentation des femmes dans les emplois à temps partiel sans oublier le fameux " plafond de verre " qui rend plus difficile l'accès aux postes à responsabilité. Un chiffre en légère baisse par rapport à l'année dernière, où l'écart était de 15.3 %.

Ce samedi 3 novembre 2018 se tenait la journée européenne de l'égalité salariale. En 2017, les inégalités économiques étaient revues à la hausse, avant de baisser de nouveau en 2018. À ce rythme-là, l'égalité salariale est pour 2168. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2019, les entreprises de plus de 50 salarié (e) s auront trois ans pour se mettre en conformité. C'est l'heure exacte à partir de laquelle le salaire des hommes dépasse en cumulé sur une année complète celui des femmes.

C'en tout cas le résultat d'un calcul, réalisé depuis deux ans par le collectif féministe "Les Glorieuses", qui souhaite alerter l'opinion publique sur les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Alors, la newsletter appelle à ce que le gouvernement mette en place trois propositions pour " parvenir à une égalité ": un congé paternité équivalent au congé maternité, une transparence des salaires et un certificat d'égalité obligatoire, à la manière de ce qui se fait en Islande.

Share