Les inondations mortelles relancent le débat sur les constructions illégales — Italie

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Vendredi, deux personnes avaient trouvé la mort, dont une femme âgée de 87 ans et une touriste allemande âgée de 62 ans frappée par la foudre en Sardaigne.

Un véhicule a versé sur le bord de la route près de l'endroit où neuf personnes de la même famille ont péri dans une maison envahie par les eaux.

Au-delà du deuil, le drame a relancé le débat sur les constructions illégales: la maison dévastée, dont les occupants n'étaient que locataires, avait été construite sans permis et trop près de la rivière et faisait l'objet d'un ordre de démolition établi en 2008, selon le maire de Casteldaccia.

Les corps d'une famille de neuf personnes ont été retrouvés dans leur maison de campagne à Casteldaccia, dans les environs de Palerme. Les six autres victimes sont âgées de 32 ans à 65 ans.

Conséquence de cette tragédie: une enquête a été ouverte pour déterminer si les constructions à proximité de la rivière respectent bien la législation.

Un gérant de station-service de 44 ans a également trouvé la mort tard samedi soir dans la région à Vicari en essayant de rejoindre à bord d'une jeep son lieu de travail où un employé était bloqué, précise notamment l'agence italienne Agi.

Les partis de droite et du centre gauche qui gouvernent la Sicile depuis 20 ans "ont enfin découvert qu'il y avait des constructions illégales", a raillé lundi Luigi Di Maio, chef de file du M5S.

Les secouristes sont par ailleurs toujours à la recherche d'un médecin de 40 ans qui allait travailler à l'hôpital de Corleone et a dû abandonner durant la nuit sa voiture sur une route en raison des intempéries.

Les vents violents et les très fortes pluies suivies d'inondations qui frappent l'Italie sont à l'origine de dix morts dans la région de Palerme, en Sicile.

Les inondations meurtrières qui ont ravagé l'Italie et anéanti une famille en Sicile ont relancé un vieux débat sur les constructions illégales dans le pays, en particulier dans le sud. Des images aériennes fournies en fin de semaine par les pompiers ont mis en évidence un spectacle de désolation.

"Nous avons besoin de 40 milliards d'euros pour sécuriser tout le territoire national", a estimé le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a envoyé dimanche une nouvelle pique à l'UE devant la presse.

La protection civile italienne a qualifié cette vague de mauvais temps de "l'une des situations météorologiques les plus complexes de ces 60 dernières années".

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