Face à une Russie "menaçante", Emmanuel Macron veut une "vraie armée européenne"

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"Nos jeunes, ils ont besoin de sécurité à l'extérieur (.) mais ils ont besoin d'autorité dans l'école", a souligné le chef de l'Etat pour qui "l'autorité dans l'école", c'est d'abord "l'autorité du chef d'établissement et du maître d'école". Présent à Verdun dans le cadre des déplacements consacrés au centenaire de l'armistice de 1918, le président a directement été interpellé par un retraité qui lui a reproché tour à tour, la hausse des impôts, celle de la CSG et les prix de l'énergie.

Emmanuel Macron a accordé son premier entretien radio, lundi 5 octobre, au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1. "Je comprends très bien les Français, je ne leur demande pas de changer leur mode de vie (...) Oui ça (le carburant) augmente mais en très large partie à cause du prix du pétrole", a-t-il ainsi rappelé. Les négociations n'ayant pas débutées avec les collectivités locales, il est impossible de prédire si cette aide sera vraiment adoptée par d'autres conseil régionaux, ni même si le montant de l'aide sera le même, et si les conditions d'éligibilités seront similaires. "Nous allons défiscaliser cette aide (.) L'Etat fait ce matin sa part, il faut que chacun tende la main". "Vous me parlez des travailleurs, je suis à leurs côtés, on va faire un geste pour ceux qui font beaucoup de kilomètres pour se déplacer pour aller travailler, c'est eux qu'il faut aider!"

"On ne peut pas laisser des gens, alors que l'hiver commence, dans une situation où leur pouvoir d'achat ne leur permet pas de se chauffer", a poursuivi Emmanuel Macron. Le dispositif a été reconduit cette année dans la région, avec un budget global de 3,4 millions d'euros. Le ministre pose également la question de savoir qui doit être concerné par ce chèque.

"Je souhaite maintenant qu'on aille plus loin", a-t-il ajouté en évoquant notamment l'échéance des élections européennes de mai 2019.

Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, interrogé sur les propos du président français, a rappelé que la Commission avait "présenté de nombreuses initiatives et propositions en vue de commencer à mettre progressivement en place une identité (européenne) plus affirmée dans le domaine de la défense, en ces temps difficiles".

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