Les Calédoniens s'apprêtent à voter — Référendum d'indépendance

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Vingt ans après la signature de l'accord de Nouméa, la Nouvelle-Calédonie s'est prononcée dimanche par référendum sur son autodétermination, étape majeure du processus de décolonisation de cette collectivité territoriale du Pacifique Sud contrôlée par la France depuis 1853. Ils décideront si la Nouvelle-Calédonie va rester française ou si elle accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante.

A titre de comparaison, le Haut-commissariat rappelle que le taux de participation à la même heure lors des élections provinciales de 2014 était de 27,27%.

Située à 16.000 km de la métropole, l'île dispose actuellement d'une large autonomie et reçoit chaque année quelque 1,3 milliard d'euros de financements de Paris.

Le président français Emmanuel Macron a choisi de " ne pas prendre parti " dans ce référendum pour ne pas s'immiscer dans la campagne et ne s'exprimera à la télévision qu'après la proclamation du résultat dimanche à 23 h, heure locale.

Territoire capital pour la France en raison de ses ressources en nickel, la Nouvelle-Calédonie l'est aussi pour répondre à l'hégémonie de la Chine en Océanie. "C'est le premier vote qui va définir vraiment le pays".

Trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France, Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens. "J'espère que le oui va l'emporter".

Ils espèrent que ce premier référendum sera aussi le dernier, alors que l'accord de Nouméa prévoit la possibilité de deux autres consultations dans les quatre ans. Mais ils entendent continuer à dialoguer avec les Kanak et l'Etat.

En cas de victoire du oui, le FLNKS (indépendantiste) a indiqué qu'il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec elle. "Échec scolaire, chômage élevé, habitat précaire." il y a encore des problèmes d'intégration et un sentiment d'injustice prégnant [significatif] dans la société kanake", dit-il. Les deux camps craignent leur réaction si le non l'emporte.

Les états-majors politiques ont recommandé la discrétion à leurs militants.

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