La NASA annonce la fin du télescope spatial Kepler | Astronomie et espace

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Le télescope spatial avait pour mission de trouver d'autres planètes aux confins de la galaxie et de l'univers, au-delà du système solaire. L'objectif était si sensible qu'il pouvait détecter l'infime baisse d'intensité lumineuse provoquée par le passage d'une planète devant son étoile. Et en 2014, enfin, la première vraie cousine de la Terre, numéro 186f, à 580 années-lumières. Elles confirmeront que la Terre n'est, finalement, pas une exception galactique.

L'analyse la plus récente des découvertes de Kepler conclut que 20 à 50% des étoiles visibles dans le ciel nocturne sont susceptibles d'avoir de petites planètes, éventuellement rocheuses, de taille similaire à la Terre et situées dans la zone habitable de leurs étoiles mères. Grâce à ses découvertes, on sait que les systèmes stellaires lointains sont peuplés de milliards de planètes.

"Non seulement il nous a montré combien de planètes pourraient exister dans l'espace, il a aussi ouvert un champ complètement nouveau et sérieux de recherche qui a pris d'assaut la communauté scientifique", a déclaré Thomas Zurbuchen, le directeur de la division de la recherche scientifique à la Nasa.

Et comme pour certains décès, la mort de Kepler n'était pas vraiment une surprise. Depuis deux semaines, des signes montraient qu'il était à bout de carburant. En effet, la NASA indique que Kepler a trouvé au fil de sa mission quelque 2 681 planètes et 2 899 planètes "candidates", ce qui représente une quantité de données restantes à traiter assez phénoménale. Ses panneaux solaires ne servent que pour l'énergie de l'électronique embarquée. Les ingénieurs savaient que la mission ne pourrait pas durer éternellement.

Pour ce qui est de la chasse aux exoplanètes, le flambeau est repris par le satellite de la Nasa TESS, lancé en avril dernier.

Le télescope, désormais éteint, va rester sur son orbite, a dit la Nasa. Dans une quarantaine d'années, son orbite le rapprochera de la Terre, mais sans jamais risquer de s'y écraser.

Mais les astronomes passeront encore sans doute des années à analyser les clichés pris par Kepler jusqu'à la fin. Cité par nos confrères d' Ars Technica, Bill Borucki - principal responsable de la mission Kepler désormais à la retraite - a expliqué à cette occasion, lors d'une conférence téléphonique, que sa découverte préférée de Kepler n'est autre que Kepler-22b.

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