IBM achète l'éditeur de logiciels Red Hat pour 34 G$

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Or, les services en open source proposés par Red Hat devraient permettre d'aider les entreprises à faire le pont entre les différentes plateformes de stockage des données, selon Ginni Rometty, Pdg d'IBM. Il faut dire que Red Hat est un acteur majeur dans le monde de l'open-source en général, et des serveurs en particulier, domaine de prédilection d'IBM aujourd'hui. "Cela change tout sur le marché du cloud".

C'est pourquoi IBM n'a pas hésité à proposer 190 dollars par action Red Hat pour acquérir l'ensemble de l'éditeur, alors qu'elle se négociait à un peu moins de 116,7 dollars vendredi à la clôture de la bourse de New York.

"Le nuage hybride est la combinaison d'un prestataire de nuage public (tel qu'Amazon Web Services, Google Cloud.) et d'une plate-forme de nuage privée", destinée à être utilisée par une seule entreprise. Partenaire de longue date de Red Hat et partisan de la première heure de Linux, le géant technologique veut renforcer ses capacités de cloud hybride et devenir un vrai fournisseur multi-cloud.

Quelques jours après avoir annoncé sa première technologie de gestion multicloud, IBM prend les marchés par surprise en ce début de semaine: elle va mettre la main sur Red Hat, éditeur de la distribution Linux (ce qui engage forcément le projet Fedora) et de solutions open source.

"IBM a l'intention de garder le siège de Red Hat, ses installations, sa marque et sa façon de faire", résume le communiqué.

Ginni Rometty a également déclaré qu'IBM " resterait résolument fidèle " à la gouvernance ouverte de Red Hat, aux contributions open source, à la participation à la communauté open source et au modèle de développement, tout en " encourageant " son écosystème étendu de développeurs. Ce mouvement est né dans les années 90 pour contrer les géants comme Microsoft qui vendent leurs logiciels sans possibilité de les modifier. L'entreprise est présente dans 35 pays avec environ 12 000 employés.

Même pour un géant comme IBM - 79 milliards de dollars de chiffre d'affaire pour 5,8 milliards de dollars de bénéfices en 2017- la somme offerte est énorme.

Red Hat restera une unité distincte de l'unité Hybrid Cloud d'IBM et fournira à Big Blue une croissance, des revenus logiciels et un moyen de développer l'activité cloud. L'entreprise a prévu de payer une partie en cash et une autre en s'endettant, sans toutefois préciser pour quels montants.

Ce faisant, IBM devrait suspendre les rachats de ses propres actions et probablement le versement de dividendes dans les deux prochaines années suivant la finalisation de la transaction "pour rembourser la dette et poursuivre sa stratégie d'acquisitions", explique S&P. "L'accord devrait être conclu au cours du second semestre 2019".

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