Bébés nés sans bras: une nouvelle enquête sera lancée, selon Agnès Buzyn

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Outre l'Ain, des cas de bébés nés sans bras ont été observés en Loire Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint.

Selon Agnès Buzyn, il y a " entre 80 et 100 naissance par an avec des malformations de membres " en France. Concernant les causes de cette malformation, elles peuvent être diverses comme les contraintes physiques, l'alimentation, ou encore l'environnement. Nous allons lancer avec @agnesbuzyn une nouvelle enquête de l'@Anses_fr et Santé publique France pour faire toute la lumière sur l'origine de ces malformations.

Après enquête, l'agence sanitaire Santé publique France a conclu début octobre que le nombre de cas de l'Ain n'était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. "Il y a eu un excès de cas démontrés en Loire-Atlantique et dans le Morbihan et donc on a recherché des causes communes (.)", lui a répondu Agnès Buzyn.

Dans ce département, "il y a un débat entre les scientifiques pour savoir s'il y a un excès de cas".

La ministre a par ailleurs assuré qu'il était " hors de question d'arrêter la subvention des registres " y compris du Remera dirigé par Emmanuelle Amar, le plus ancien des six registres des malformations congénitales de France basée à Lyon qui est au centre d'une polémique scientifique après avoir révélé les cas de l'Ain.

Deux anciennes ministres de l'Écologie - la députée Génération Écologie Delphine Batho et l'avocate et directrice de l'association Justice Pesticides Corinne Lepage - ont accusé le gouvernement français de vouloir mettre l'affaire sous le tapis.

L'annonce d'une nouvelle enquête est "une grande avancée", s'est félicitée dimanche Emmanuelle Amar auprès de l'AFP. Relancer des investigations est "responsable", a également réagi l'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage. On peut parfaitement le faire avec les informations qui sont à la Sécurité sociale qu'on peut analyser, sans porter atteinte à la vie privée.

"Qu'il n'y ait pas des registres dans toute la France est un scandale absolu", a-t-elle martelé. Mais l'écologiste s'inquiète sur le financement des registres: "Merci Remera et Emmanuelle Amar pour leur pugnacité".

Pour l'ex-ministre Delphine Batho, cette nouvelle enquête scientifique est un "désaveu pour tous ceux qui disaient: circulez y a rien à voir".

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