Le scrutin dans la province afghane de Kandahar repoussé d'une semaine

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"A la suite de la réunion du conseil de sécurité national, il a été décidé de repousser d'une semaine les élections à Kandahar", a indiqué dans un communiqué un porte-parole de la présidence afghane.

La Commission électorale indépendante (CEI), qui organise le scrutin, annoncera une nouvelle date, est-il précisé.

Un garde du corps "infiltré" a tué notamment le chef des services secrets de la province mais surtout le puissant et redouté chef de la police de Kandahar, le général Abdul Raziq, "cible" des talibans.

Trois hauts responsables de la sécurité provinciale afghans et un journaliste local ont été tués jeudi dans une fusillade survenue après une réunion de sécurité entre l'Afghanistan et l'OTAN dans la province de Kandahar (sud), à laquelle participait le commandant de la mission de l'OTAN et des forces américaines en Afghanistan, a-t-on appris d'une source locale.

Cet attentat a été revendiqué par les talibans. "Ça s'est passé dans un espace très confiné mais je ne pense pas que j'étais visé", a-t-il déclaré vendredi à la chaîne de télévision afghane Tolonews. Il est menacé par les talibans ainsi que Daech.

La mort du controversé mais respecté général Raziq pourrait dissuader encore plus d'électeurs de se présenter dans les plus de 5.000 bureaux de vote du pays, malgré la présence de 54.000 membres des forces de sécurité pour assurer leur protection. La nature du scrutin uninominal à un tour devrait par ailleurs privilégier les candidats les plus connus, souvent d'ancien chefs de guerre ou des personnes qui leur sont liées. Pas moins de 2500 candidats se sont lancés dans la campagne pour briguer un siège au parlement.

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