Des plages du Var fermées au public — Pollution au pétrole

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À la suite de la pollution qui a touché les plages du Golfe de Saint-Tropez, dont la célèbre plage de Pampelonne, plus d'une semaine après la collision de deux navires au large de la Corse, la commune de Ramatuelle a mandaté ce mercredi matin un huissier pour constater l'ampleur de la pollution.

Les plages de l'Escalet et Pampelonne à Ramatuelle, des Salins et de la Moutte à Saint-Tropez, et celle de La Nartelle-Saint Barth à Sainte-Maxime sont notamment concernées. Si une enquête pour pollution a été ouverte le 9 octobre par le parquet de Paris, la préfecture du Var a annoncé ce mardi la mise d'une cellule de crise et la mise en oeuvre d'une mobilisation des services de l'Etat "pour limiter, depuis la mer, les risques pour l'environnement et la navigation".

Des travaux de reconnaissance et évaluation sont menés depuis hier matin, a précisé la Préfecture du Var, et la direction départementale des territoires et de la mer travaille avec les communes de Ramatuelle et de Saint-Tropez pour "sécuriser le périmètre impacté et recenser les moyens mobilisables et à mobiliser pour prendre en charge ces déchets".

Dans un communiqué, la mairie de La Croix Valmer a affirmé que ses plages étaient également affectées, avec "des quantités non négligeables" de dépôts d'hydrocarbures. "Ces résidus se sont mélangés aux herbiers de Posidonies rejetés sur les plages", a-t-elle ajouté. L'origine de la pollution n'est toutefois pas encore certaine.

En raison du gros temps en mer, les autorités n'avaient pu mettre en place de chaluts pour récupérer avant leur arrivée sur la côte les boulettes issues de la collision entre l'Ulysse, un roulier tunisien, et le Virginia, un porte-conteneurs chypriote, en face du cap Corse. Les marins ont pu aspirer 1 000 m3 de mélange de pétrole mélangé à de l'eau de mer, ne laissant échapper dans la nature qu'une petite fraction de la pollution. Au large, l'aspiration des résidus sous forme de boulettes se poursuit.

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