Sueurs froides dans le camp Merkel — Bavière

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Les premiers sondages, effectués à la sortie des urnes et publiés à 18h, montrent que la CSU, qui était en situation de quasi-monopole dans la région depuis la création du parti, a enregistré un gros revers et perdu la majorité absolue, avec un score estimé à 35,5% des voix, en baisse de plus de 12 points par rapport au précédent scrutin. Autre mauvaise nouvelle pour Mme Merkel, l'autre membre de sa coalition gouvernementale, les sociaux-démocrates du SPD, subissent une gifle (9,5% des voix). Les Libéraux du FDP (5 %) ferment la marche. Conséquence pour la chancelière Rien pour rassurer la chancelière allemande donc, d'autant que son propre parti, la CDU, doit faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

Les élections en Bavière et en Hesse ne sont pas anodines pour la chancelière qui doit affronter en décembre un vote de militants pour être reconduite à la tête de la CDU.

L'Union chrétienne-sociale est l'alliée politique de la CDU d'Angela Merkel.

Même si elle a considérablement resserré l'accueil des migrants, la chancelière a été handicapée par l'essor de l'extrême droite aux législatives de septembre 2017.

Elle a dû batailler six mois pour former une coalition gouvernementale, finalement avec des sociaux-démocrates récalcitrants.

Horst Seehofer sirote un café dans son ministère, jeudi à Berlin. Le SPD végète à 17%, au même niveau que des Verts en pleine confiance et juste devant l'extrême droite (15%).

"Cette journée n'est pas facile pour la CSU".

"Celui qui court derrière l'extrême droite perd", a noté non sans satisfaction, la co-dirigeante des Verts Annalena Baerbock. Autre problème pour la chancelière: les intentions du SPD, alors que des voix réclament bruyamment une sortie du gouvernement et une cure de jouvence dans l'opposition. Un tel scénario, rendrait probable un scrutin anticipé et un départ de Mme Merkel avant la fin de son mandat en 2021.

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