Coup de tabac à Wall Street, le secteur technologique plonge

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Tentant de calmer le jeu après la charge de Donald Trump, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a dit depuis Bali, où il participe aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale: "Je ne pense pas qu'il y ait eu des nouvelles de la Fed aujourd'hui qui n'aient pas été connues avant (.) Les marchés montent et descendent". "Je crois que la Fed est tombée sur la tête", a déclaré le président après la clôture d'une sombre séance à Wall Street où l'indice Dow Jones, encore à un record historique la semaine dernière, a accusé sa plus mauvaise performance depuis février.

La Bourse de Paris encaisse un recul de 1,50%, qui s'ajoute à la baisse de plus de 2% la veille. Milan a abandonné 1,84%, Bruxelles 2,03%, et Amsterdam 1,92%. Les Bourses asiatiques ont suivi le mouvement avec des replis de 3,9 % pour le Nikkei japonais, de 4 % pour la Bourse de Hong Kong et même de 5,5 % pour les actions chinoises.

Le durcissement en cours de la politique de la Réserve fédérale (Fed), engagée dans un processus de hausse des taux d'intérêt après avoir abreuvé les marchés d'argent pas cher pendant des années, agite particulièrement les courtiers. Celle-ci ébranle Wall Street, les investisseurs se tournant vers le marché obligataire qui, avec la hausse des taux d'intérêt, devient plus rémunérateur.

Or les investisseurs redoutent que la remontée des taux ne freine l'appétit des consommateurs et des entreprises pour les emprunts destinés à l'investissement, à l'achat de biens immobiliers ou de consommation.

Le chef d'état n'en est pas à sa première critique de la Fed et de sa stratégie de relèvement des taux d'intérêt, tandis que les inquiétudes persistent autour de la joute commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

L'excellente santé de l'économie américaine est aussi son principal argument pour les législatives de mi-mandat qui se tiennent début novembre et qui s'annoncent difficiles pour son parti.

Pour la directrice du FMI Christine Lagarde, de tels relèvements de taux "sont un développement nécessaire et inévitable" pour les économies comme les États-Unis enregistrant une croissance robuste, une inflation accrue et un chômage "extrêmement bas". "Les investisseurs semblent surtout penser que les indices sont allés trop haut, ils remettent donc les pendules à l'heure".

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis continuent d'alimenter les craintes, pour "leur impact sur la croissance chinoise", ont estimé les analystes du courtier Aurel BGC.

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