Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU, a présenté sa démission — Etats-Unis

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Nikki Haley dit qu'elle ne sera pas candidate à la présidentielle de 2020.

Sur la politique étrangère, elle avait "un boulevard", pouvait-on entendre dans les couloirs feutrés de l'ONU.

Il a également salué l'"incroyable travail" que Mme Haley avait effectué aux Nations unies et a déclaré qu'il dévoilerait le nom de son successeur "d'ici deux ou trois semaines".

À la suite d'une intervention de la Maison-Blanche, la réunion a été opportunément rebaptisée session sur les armes de destruction massive, permettant de ne plus avoir l'Iran comme seul sujet mais d'aborder aussi la Corée du Nord ou la Syrie.

Nikki Haley, 46 ans, est l'un des membres les plus populaires de l'administration républicaine.

Elle avait été choisie par Donald Trump en novembre 2016, étant alors jeune gouverneure de Caroline du Sud.

Ce départ s'ajoute à ceux de Gary Cohn, le principal conseiller économique de Donald Trump, de Steve Bannon, conseiller stratégique ou encore à celui de Tom Price, secrétaire à la santé de la Maison-Blanche. "Nikki Haley est brillante, structurée, reconnaît Stephen Schlesinger".

Le président des Etats-Unis Donald Trump et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qui a annoncé sa démission mardi, dans le bureau oval à la Maison Blanche le 10 septembre 2018. "C'est d'abord la politique intérieure chez elle", confirme un ambassadeur sous couvert d'anonymat. Avant de devenir ambassadrice auprès des Nations Unies, elle était gouverneure depuis 2011 de l'Etat très conservateur de Caroline du Sud, la première femme à accéder à ce poste. "Elle a des positions conservatrices, pro-israéliennes, qui visent l'électorat américain", soulignait ainsi en début d'année une source diplomatique. Avant de s'attirer le lendemain, les foudres de la Corée du Nord qui, courroucée par le durcissement des sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU, la traitait de "prostituée politique".

Elle s'est aussi rendue sur le terrain, en Israël, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo et en Amérique latine.

D'après Axios, Nikki Haley a présenté sa démission à Donald Trump, qui l'a acceptée. Elle s'est aussi mis à dos les plus proches alliés européens des États-Unis, Paris et Londres, lors du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, qu'elle a soutenu bec et ongles.

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