L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley jette l'éponge

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Nikki Haley, choisie par Trump comme ambassadrice US auprès de l'ONU en novembre 2016, arrivera effectivement en fin d'année à deux années de service dans cette fonction.

Nikki Haley, pour sa part, a déclaré qu'elle ferait campagne pour la réélection de Donald Trump à la présidence en 2020 après avoir encensé son administration qui a fait des États-Unis un " pays meilleur ".

Le président des Etats-Unis Donald Trump a confirmé mardi la démission de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qu'il recevait à la Maison Blanche. Une rencontre entre les deux protagonistes s'est déroulée dans l'après-midi dans le bureau Ovale, devant la presse. Depuis New York, elle se faisait également l'écho des critiques présidentielles à l'égard de l'ONU, souvent vue comme une bureaucratie lourde et inefficace dans laquelle Washington investit beaucoup trop d'argent mais aussi comme une institution avec d'évidents "biais anti-Israéliens". Cette fille d'immigrés indiens, dynamique, chaleureuse et directe n'a pas toujours été du côté de Donald Trump.

Malgré leurs désaccords, notamment sur la Russie, Nikki Haley avait publié une tribune affirmant son soutien au président américain après la publication du texte anonyme évoquant une "résistance" au sein de la Maison-Blanche pour limiter sa gouvernance.

Elue députée de Caroline de Sud en 2004, elle a été la première femme gouverneur de de cet Etat en 2010.

Après l'arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, Nikki Haley, elle aussi totalement étrangère aux négociations internationales, avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l'effacement médiatique du secrétaire d'Etat de l'époque, Rex Tillerson. "Si je ne suis pas d'accord avec quelque chose et je crois que c'est suffisamment important pour être discuté avec le président, je le fais".

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