Le journaliste saoudien a été assassiné, d'après la police turque

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Jamal Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir de Ryad et qui travaillait notamment pour le Washington Post, est porté disparu depuis mardi après s'être rendu au consulat de son pays à Istanbul, où il avait pris rendez-vous pour effectuer des démarches administratives.

Le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Arabie saoudite dans le cadre de l'affaire du journaliste Jamal Khashoggi, rédacteur d'articles d'opinion pour The Washington Post, porté disparu depuis le 3 octobre après être entré dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. La police turque affirme qu'il aurait été assassiné à l'intérieur même du consulat d'Arabie à dans cette ville, par une équipe ayant fait le déplacement pour commettre ce forfait.

Le consulat saoudien a démenti sur son compte Twitter les informations "dénuées de fondement" selon lesquelles le journaliste y aurait été tué. Et de préciser qu'une équipe d'enquêteurs saoudiens se trouve en Turquie et travaille avec les autorités locales.

Le journaliste était critique envers le régime saoudien. Les forces de l'ordre turques avait fait savoir un peu plus tôt qu'un groupe de 15 Saoudiens avait effectué le 2 octobre un aller-retour à Istanbul et se trouvait au consulat saoudien de la ville en même temps que Jamal Khashoggi.

La veille, le prince héritier Mohammed Ben Salman continuait de nier toute implication, en affirmant à l'agence Bloomberg que Khashoggi avait quitté le bâtiment du. MBS s'est également dit "très soucieux de savoir ce qui lui [était] arrivé" ajoutant n'avoir "rien à cacher". "Il écrit par amour pour son pays, et une foi profonde dans la dignité humaine et la liberté", poursuit M. Hiatt.

Le prince a appelé les autorités saoudiennes à expliquer les circonstances de ce crime et à traduire les auteurs présumés en justice.

Critique de premier plan de la politique du royaume wahhabite, l'éditorialiste s'était exilé aux Etats-Unis l'année dernière redoutant une arrestation après avoir critiqué certaines décisions de Riyad à l'égard du Yémen et du Qatar.

M. Khashoggi, 59 ans, est l'un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression.

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