Mystère autour de la disparition à Istanbul d'un journaliste saoudien

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Dans un communiqué, Riyad affirme que Cachogui a quitté le consulat après sa visite.

Ce dernier a exprimé son inquiétude quant à cette disparition, jugée injuste et scandaleuse en raison de sa position vis-à-vis des autorités Saoudiennes.

Selon elle, M. Khashoggi s'était rendu au consulat pour effectuer des démarches administratives en vue de leur mariage, mais n'en est jamais ressorti.

M. Khashoggi s'est exilé aux Etats-Unis l'année dernière par crainte d'une arrestation, après avoir critiqué certaines décisions du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'intervention militaire de Riyad au Yémen.

La fiancée turque de M. Khashoggi campait depuis mercredi matin devant le consulat saoudien à Istanbul en quête de nouvelles au lendemain de sa disparition. Cet appel a été lancé lors d'un rassemblement organisé par la Maison des journalistes arabes en Turquie (TAM) devant le consulat saoudien.

Avant de se rendre à la mission diplomatique, M. Khashoggi avait prié sa fiancée d'avertir les autorités turques et l'association turco-arabe de journalistes dans le cas où il serait retenu au consulat.

Le département d'Etat américain a indiqué qu'il cherchait à en savoir davantage sur son sort.

Si les autorités saoudiennes ont classé les Frères musulmans comme "organisation terroriste", la Turquie est quant à elle considérée comme l'un de leurs principaux soutiens.

L'Arabie saoudite figure à la 169ème place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Il y avait eu les hommes d'affaires enfermés dans des hôtels de luxe, c'est désormais au tour des Consulats de servir de prison pour les opposants au prince hériter saoudien Mohammed Ben Salmane.

Présente au rassemblement, la militante yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la paix en 2011, s'en est violemment prise aux autorités saoudiennes, estimant que M. Khashoggi "a été kidnappé dans ce repaire de gangsters qui est censé être un consulat".

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