Les origines arméniennes de Charles Aznavour au premier plan — Hommage national

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Un hommage national a été organisé aux Invalides. "L'âge ne l'avait jamais privé de son fol appétit de vivre".

Plus de 2 000 personnes ont assisté à cette cérémonie officielle, solennelle et très encadrée, comme cela fut le cas pour Simone Veil et Jean d'Ormesson.

Un hommage qui ne devrait pas avoir la dimension populaire de celui rendu à Johnny Hallyday en décembre, en présence d'une immense foule dans les rues parisiennes. Un écran géant a également été installé devant les Invalides pour permettre au plus grand nombre de suivre la cérémonie.

Le cercueil était recouvert d'un drapeau français alors qu'une gerbe de fleurs aux couleurs du drapeau arménien était installée sur le sol devant le cercueil. Il se l'était promis. Le premier éloge funèbre est prononcé par le Premier ministre arménien: "Son nom, durant près de huit décennies, a dessiné un sourire sur des millions de visages, a accéléré ou ralenti la respiration de dizaines de millions de gens, a fait briller les yeux de centaines de millions de personnes ". "Aussi français qu'Aznavour", a-t-il insisté. Une moitié de l'assistance était composée d'admirateurs, l'autre moitié de responsables politiques et de personnalités du spectacle. Côté politique, plusieurs membres du gouvernement étaient présents, ainsi que les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, d'anciens ministres.

Le cortège funéraire doit ensuite se diriger vers Montfort-l'Amaury, à l'ouest de Paris, où Charles Aznavour doit être inhumé.

Il repose dans son caveau familial, aux côtés de ses parents et de son fils Patrick, décédé à l'âge de 25 ans.

La disparition du chanteur, surnommé "le Sinatra français" outre-Atlantique, a été pleurée dans le monde entier, d'Hollywood Boulevard à Erevan, en passant par Beyrouth et Buenos Aires. Un deuil national est d'ailleurs prévu ce vendredi. Enrico Macias s'est rappelé qu'il avait en effet croisé Charles Aznavour peu de temps après son arrivée en France, en 1961: " Quand j'ai quitté l'Algérie, je l'ai rencontré tout à fait par hasard aux Éditions Breton, je m'en rappellerai toute ma vie. Ces derniers mois pourtant, il avait dû annuler des représentations: en avril à Saint-Pétersbourg, puis en mai en raison d'une fracture de l'humérus gauche, après une chute.

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