Québec Election de François Legault, Premier ministre à tendance trumpiste

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Les Québécois ont porté pour la première fois au pouvoir lundi la Coalition Avenir Québec (CAQ), un parti nationaliste non indépendantiste qui souhaite réduire la taille de l'État et l'immigration, tournant la page de près de 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu.

"On a réussi à rassembler et c'est dans cet esprit de rassemblement que j'ai l'intention de gouverner pour tous les Québécois", a poursuivi le chef de file de la droite québécoise.

Coalition Avenir Québec (CAQ), la plateforme de centre droit dirigée par l'ancien homme d'affaires François Legault, s'est très largement imposée lundi lors des élections organisées dans la province du Québec où les libéraux emmenés par le Premier ministre sortant, Philippe Couillard, ont essuyé une lourde défaite. Dans le précédent Parlement, dissous fin août, elle ne comptait que 21 sièges.

Né à Sainte-Anne de Bellevue (agglo de Montréal), le futur premier ministre québécois a 61 ans.

François Legault interprète sa victoire comme étant celle de "l'espoir".

"Ensemble, nous continuerons de défendre les travailleurs et les industries du Québec, de créer de bons emplois pour la classe moyenne et de bâtir une économie forte basée sur l'innovation, en plus de protéger l'environnement et de lutter contre les changements climatiques", a déclaré le Premier ministre canadien dans un communiqué.

"Sur les cent cinquante ans de l'histoire politique moderne du Québec, ces choses-là arrivent une fois toutes les deux ou trois générations", écrit le chroniqueur Yves Boisvert. Les partis favorables au fédéralisme canadien ont totalisé plus de 63% des suffrages.

- Québec Solidaire: 15% (10 sièges pour le parti progressiste). Multimillionnaire, comptable de formation, il a fait fortune après avoir créé en 1986 la compagnie aérienne Air Transat.

La CAQ, qu'il a cofondée, promettait aux Québécois le "changement", la fermeté sur l'immigration, dont il veut réduire les seuils pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, et une meilleure gestion des finances publiques. Il ne milite pas pour l'indépendance du Québec: contrairement au PQ il ne parle quasiment jamais de la " question nationale", choisissant d'autres priorités politiques comme l'éducation, le développement économique, une plus grande efficacité du gouvernement, la protection des familles, la baisse du nombre d'immigrants de 50 000 à 40 000 par an.

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