Incertitude sur les négociations entre le Canada et la Chine — Libre-échange

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Ottawa et Washington se sont mis d'accord sur les termes d'un accord renégociant les termes de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) préservant sa pérennité, ont annoncé, lundi 1er octobre, les Etats-Unis et le Canada à quelques minutes de l'expiration de l'ultimatum fixé par Donald Trump.

Il avait forcé ses partenaires à la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain de 1994 (Aléna) qu'il jugeait désastreux pour l'économie américaine, estimant qu'il avait fait perdre des millions d'emplois au secteur manufacturier américain, en particulier l'automobile.

"Les négociations se poursuivent". Le nouveau texte, selon lui, "ouvre des marchés à nos agriculteurs et notre industrie et réduit les barrières douanières vers les Etats-Unis et va rapprocher les trois Grandes Nations.". "La Chine veut parler (négocier) mais c'est trop tôt pour parler", a lancé le président. Cela permet de respecter un délai de 60 jours imposé par la loi avant la signature du document à la toute fin novembre par le président Donald Trump, le Premier ministre Justin Trudeau et le président mexicain sortant Enrique Peña Nieto.

Devant la presse, le premier ministre ainsi la ministre des Affaires étrangères ont tous les deux laissé entendre que la conclusion d'un nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis était une victoire en soi.

Les "démocrates pourraient avoir envie de jeter aux orties l'un des plus grands accords pour le peuple et les travailleurs". C'est un tournant pour le président Trump qui dès son investiture avait dénoncé l'Accord de Paris.

"C'est un accord fantastique pour les États-Unis, le Canada et le Mexique", a affirmé un haut responsable de l'administration Trump, ayant requis l'anonymat, lors d'une conférence téléphonique annonçant le nouvel accord, dont le texte a été publié lundi sur le site internet du représentant américain au Commerce.

La forte taxation imposée à l'acier et à l'aluminium canadiens (parmi d'autres) par un président Trump soucieux de protéger la sidérurgie américaine reste en place pour le moment, malgré la colère d'Ottawa.

"Quand les dispositions sur le droit du travail" entreront en vigueur, "il s'agira de la réforme progressiste la plus importante pour les travailleurs nord-américains en une génération", a-t-il déclaré.

Le système des règles d'origines en matière de production automobile évolue peu.

Selon plusieurs sources concordantes canadiennes, Justin Trudeau aurait accepté de faire des concessions afin de permettre aux producteurs laitiers américains un accès a 3,4% du marché canadien.

Selon cette source, Washington et Ottawa se sont également mis d'accord pour que le nouveau traité commercial, contienne un chapitre sur l'environnement, une première depuis la création de l'Aléna en 1994, et conserve l'exception culturelle, deux thèmes très chers aux Québécois.

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