Accord in extremis d'Ottawa et Washington pour réformer l'Aléna

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Le journal a précisé dans la journée sur son site internet, citant des sources non identifiées, qu'en échange d'un plus grand accès au marché canadien des produits laitiers, les Etats-Unis seraient prêts à accéder à une importante exigence canadienne, le maintien du mécanisme de règlement des conflits (chapitre 19).

Une première. Washington et Ottawa se sont mises d'accord pour que le nouveau traité commercial contienne un chapitre sur l'environnement. "Mais nous n'y sommes pas encore", a confié le diplomate en quittant les négociateurs canadiens à Ottawa pour repartir vers la capitale américaine, se disant "optimiste".

Il reste à voir quel impact l'AEUMC, conclu dimanche soir, aura sur les indicateurs économiques au cours des prochaines années, mais les déficits commerciaux qui ont amené le président américain Donald Trump à exiger un accord commercial renégocié vont probablement perdurer, a estimé M. De la Cruz.

Le gouvernement fédéral va payer les producteurs laitiers canadiens pour toutes les pertes liées.

À Washington, Peter Navarro, conseiller du président américain pour le Commerce, a affirmé que les deux parties négociaient "de bonne foi", et que l'on connaitrait le résultat des tractations au plus tard lundi matin. Le système des règles d'origine étant de vigueur.

Washington et Mexico s'étaient entendus sur les termes d'un nouvel Aléna fin août, ce qui avait accru la pression sur les épaules du Premier ministre Justin Trudeau. Au total, 2,6 millions de véhicules assemblés au Canada sont exemptés de douanes américaines. Le chef de gouvernement libéral jouait gros un an avant des élections législatives incertaines. Cette percée est intervenue quelques heures avant que quelque 8 millions de Québécois se rendent aux urnes, pour une élection législative provinciale à risque pour la famille politique de M. Trudeau. Cela permet de respecter un délai de 60 jours imposé par la loi avant la signature du document à la toute fin novembre par le président Donald Trump, le Premier ministre Justin Trudeau et le président mexicain sortant Enrique Peña Nieto.

Le texte de l'accord a été soumis au Congrès américain ce dimanche soir, dès sa conclusion.

"Nous n'avons pas encore franchi la ligne d'arrivée", a-t-il cependant averti en rappelant que l'accord devait encore être ratifié par les Parlements des trois pays.

M. Trump, qui en général n'est pas connu pour son attention aux détails, a dressé une longue liste des avantages que comporte selon lui le nouvel AEUMC pour les fermiers qui pourront exporter plus ou les travailleurs de l'industrie automobile américaine qui pourront conserver leurs emplois mais aussi pour l'environnement ou la propriété intellectuelle.

L'accord a été bien accueilli par les marchés asiatiques, où l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a atteint lundi un niveau inédit depuis novembre 1991 et le dollar canadien a bondi à son plus haut niveau en cinq mois.

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