Le Canada a "très mal traité" les Etats-Unis — Trump

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La source a ajouté que le Canada se concentrait sur le contenu, pas sur l'échéancier.

Le premier ministre canadien a par ailleurs indiqué dans un tweet avoir eu de "bonnes discussions au téléphone" avec les patrons des grandes banques canadiennes pour "faire le point sur les négociations entourant l'ALENA".

Il avait toutefois aussi estimé qu'il n'y aurait "pas de date limite" dans les négociations commerciales sur la modernisation de l'accord.

Pour Patrick Leblond, professeur à l'université d'Ottawa, les négociateurs canadiens ont tout intérêt à jouer la montre et ne pas se précipiter pour respecter la date-butoir de début octobre. "Nous demeurons concentrés sur le contenu de l'accord, pas sur le timing", a précisé Adam Austen, porte-parole de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

"Je peux vous dire ceci: vous aurez demain matin des nouvelles, dans un sens ou dans l'autre, qui seront importantes et peut-être de nature à faire bouger les marchés", a-t-il dit dimanche sur Fox News, sans autre précision.

Le texte de l'accord lui-même n'avait pas été publié dans la nuit de dimanche à lundi, et peu de détails précis avaient filtré. Une entente entre Washington et Ottawa permettrait au Canada de se joindre au nouvel Aléna déjà négocié entre les Etats-Unis et le Mexique.

- Concessions sur le lait?

"C'est un accord fantastique pour les États-Unis, le Canada et le Mexique", a affirmé un haut responsable de l'administration Trump, ayant requis l'anonymat, lors d'une conférence téléphonique annonçant le nouvel accord. Le Congrès américain presse le Canada d'adhérer au pacte d'ici dimanche, afin de permettre au gouvernement actuel du Mexique de signer l'accord avant qu'il ne cède le pouvoir le 1er décembre.

Les Tensions entre les deux pays continuent d'augmenter comme l'Atout de l'administration continue de viser laitiers du Canada les tarifs douaniers et le son industrie automobile.

Les deux pays s'opposent sur les mécanismes de résolution des conflits commerciaux et sur les demandes américaines d'un accès élargi au marché laitier canadien qui est protégé.

Au cours de sa campagne présidentielle, Atout promis de réviser l'accord commercial, affirmant qu'il a poussé les entreprises à quitter les états-UNIS et punis que les travailleurs Américains.

Plusieurs dates-butoir étaient déjà passées sans conclusion.

Justin Trudeau avait convoqué en urgence, en soirée, ses ministres pour une réunion de cabinet exceptionnelle, consacrée à ce dossier ultra-stratégique.

Cette équipe a reçu jeudi le soutien de la commissaire européenne au Commerce Cécile Malmström, qui avait participé aux négociations du traité CETA avec l'équipe canadienne, dirigée à l'époque par Steve Verheul et Chrystia Freeland, alors ministre du commerce internationale. Des concessions sur le secteur laitier seraient très mal accueillies au Québec, qui est appelé aux urnes lundi pour désigner le prochain gouvernement de la province francophone.

Le gouvernement de Justin Trudeau a accepté d'assouplir son système dit de la "gestion de l'offre", qui contrôle la production et le prix du lait et de la volaille, et assure des revenus stables aux agriculteurs canadiens grâce à des quotas annuels et des taxes à l'importation atteignant 275%.

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