Autres: Après la Martinique, Macron arrive en Guadeloupe pour évoquer les sargasses

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"Lors d'un bain de foule dans la commune de Goyave, Emmanuel Macron a échangé avec un jeune homme qui lui a rappelé ses propos controversés sur le fait de " traverser la rue pour trouver un emploi " et lui a objecté que " ce n'est pas comme ça que ça fonctionne ". "Il ne serait pas responsable de dire qu'il y a une réparation individuelle pour tous", a-t-il souligné.

Depuis février, ces algues, dont l'origine reste incertaine mais que certains scientifiques pensent liée au dérèglement climatique, arrivent en masse sur les côtes de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barth.

En visite en juin sur l'île, l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la ministre des Outre-mer Annick Girardin avaient annoncé un plan de lutte de 10 millions d'euros sur deux ans, avec pour objectif de réduire, pour les prochaines saisons, le délai de ramassage à 48 heures après les échouages.

Le premier rendez-vous, prévu dans les rues de Fort-de-France, a été annulé, en raison de la tempête Kirk, qui arrive sur l'île, placée en vigilance orange.

En séchant, ces algues dégagent de l'hydrogène sulfuré et de l'ammoniac, ce qui peut provoquer des vomissements et des maux de tête.

Après son passage par la Guadeloupe, le chef de l'Etat est attendu à Saint-Martin ce samedi, un an après le passage de l'ouragan Irma.

L'invasion des algues sur le littoral antillais, massif depuis 2011, est devenu particulièrement important cette année. Récemment, c'est le site de la porte d'Enfer, à Anse Bertrand, qui a été envahi sur plusieurs centaines de mètres.

Une plainte pour mise en danger d'autrui a été déposée jeudi à Paris par un collectif guadeloupéen pour dénoncer les "insuffisances criantes" de l'État.

Une déclaration qui fait écho à sa rencontre d'il y a deux semaines avec le jeune chômeur.

"J'ai dans le ventre l'impatience de 66 millions de Français", a-t-il expliqué à la presse qui l'interrogeait sur sa rentrée compliquée, assurant vouloir "aller encore plus vite et encore plus loin". Auparavant, le président doit se rendre chez un habitant des Grands Fonds, aux Abymes, pour évoquer la question également délicate de la distribution d'eau potable.

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