Des fruits et légumes surgelés couverts de pesticides — Alimentation

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Selon l'enquête, les six produits les moins contaminés sont le maïs, les asperges, le madère et l'igname (deux légumes-racines de Guadeloupe, NDLR), la betterave potagère et le chou-fleur, tous à moins de 7% de résidus de pesticides. La raison est tout simplement que ces fruits et légumes sont congelés immédiatement après la récolte: les substances chimiques n'ont donc pas le temps de se dégrader, contrairement aux produits frais. Parmi les 134 fruits et légumes testés par le magazine, les versions surgelées s'avèrent être les plus "polluées". Quant aux surgelés "bio", ils contiennent de très faibles résidus de pesticides. "Il nécessite donc moins de traitement".

En deuxième place, le kiwi (27,1% de pesticides) qui se conserve naturellement grâce à ses poils et à son épaisseur, suivi par la prune et la mirabelle (34,8%). "Leur exploitation rustique et le fait qu'ils poussent sur des arbres à hautes tiges rendent le traitement plus léger".

Pour éviter au maximum de consommer ces résidus de pesticides, il est recommandé d'éplucher systématiquement les fruits, même si l'essentiel des nutriments se trouvent principalement dans la peau.

La grande majorité des légumes sont davantage protégés par le sol et moins exposés aux maladies et leur physionomie a son importance. A l'autre bout du classement, on retrouve les raisins, les mandarines, les cerises, les pamplemousses, les fraises, les pêches ou encore les oranges, avec plus de 80% de résidus. "Les traiter est donc moins nécessaire", explique François Veillerette, directeur de Générations Futures. Les produits surgelés étant les plus contaminés.

En tête de liste, on évitera donc les céleris blancs, les herbes fraîches, les endives, les céleris raves, la laitue et les poivrons.

Pour les produits issus de l'agriculture conventionnelle, voici quelques règles à suivre au moment de la préparation et du lavage.

Alors, comment peuvent-ils se retrouver dans les fruits et légumes marqués "origine France"? Sur les 19 marques de petits-pois également analysées 5 se sont avérées contenir 1 à 3 composants susceptibles d'être des perturbateurs endocriniens: Notre Jardin de chez Leclerc® étant le "mauvais élève" dans cette catégorie. Sinon, on favorise les aliments biologiques ou non-traités; un seul bon rinçage suffit ensuite.

(2) Le grand livre antitoxique, parCatherine Levesque, Éditions Leduc, 208 pages, 17 €.

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