Les folles dépenses de l'Assemblée nationale

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L'Assemblée nationale va devoir puiser 47 millions d'euros dans ses réserves pour équilibrer son budget 2019. Un document confidentiel du Parlement, dévoilé ce jeudi 27 septembre par Le Parisien, révèle que l'Assemblée nationale a explosé son budget. L'année dernière, elle avait dû y piocher 28,4 millions.

En cause, on compte notamment l'acquisition en 2016 de l'hôtel de Broglie. A la fin de 2017, les députés s'étaient largement exprimés en faveur de la préservation de ce bâtiment qui doit accueillir des espaces de travail et des bureaux-couchettes pour les parlementaires et leurs collaborateurs.

D'autres dépenses sont pointées du doigt par ce rapport: la hausse des frais de secrétariat, le régime de retraites, les charges de représentation des commissions des Affaires étrangères, des Finances et de la Défense ou encore les déplacements des députés du fait de l'augmentation des voyages en avion et de leurs tarifs. Évaluées à 67,4 millions cette année, elles devraient augmenter de 11% l'année prochaine.

L'Assemblée nationale dépense beaucoup trop d'argent selon un document confidentiel que s'est procuré Le Parisien. La baisse des pensions (soit les dépenses) prévue dans la réforme ne touchera que les futurs retraités.

Cure d'austérité à venir au Palais Bourbon!

Mais les retraites ne sont pas les seules à vider la bourse du Palais Bourbon. Le Parisien cite également un obscur poste intitulé "Autres charges" qui explose.

Par ailleurs, les "autres charges" (telles que les nomme pudiquement le budget de l'Assemblée nationale) s'envolent en 2019 avec une augmentation à 160%, soit plus de 16 millions d'écart entre le budget prévisionnel et le budget réel.

Surtout, c'est le renouvellement sans précédent de l'Assemblée nationale en juin 2017 qui vient frapper très fort, à cause des retraites des élus, en outre ces pensions ont été revalorisées. Parmi elles: les frais de comptabilité, les frais postaux ou de taxi, le téléphone et l'équipement numérique des députés et de leurs collaborateurs.

Le Premier questeur de l'Assemblée, Florian Bachelier, interrogé par le quotidien, assure pourtant que les meilleures options ont été choisies pour ne pas mettre les Français à contribution: "Nous avions le choix entre une baisse drastique des dépenses d'investissement, ce qui aurait porté préjudice au travail des députés et des fonctionnaires de l'Assemblée, une hausse de la contribution de l'Etat qui s'élève déjà à plus de 1 demi-milliard d'euros et un prélèvement sur nos réserves".

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