Des naissances de bébés sans bras ou sans mains intrigantes dans l'Ain

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Les médecins n'ont pas d'explication et l'anomalie ne serait pas génétique, ni liée à des prises de médicaments, ou de drogue.

Selon Emmanuelle Amar, l'une des épidémiologistes du Remera qui a mené les investigations, ce nombre de malformations est 58 fois plus haut que la normale.

Que s'est-il passé autour de Druillat, petit village de l'Ain, pour que plusieurs bébés naissent subitement avec des malformations inexpliquées? Interrogé par France 2, l'épidémiologiste en charge du dossier a mis en évidence un point commun entre toutes les mères: elles habitaient toutes à proximité de champs de maïs ou de tournesol.

Après avoir établi un registre, la scientifique envoie son enquête en 2014 aux autorités de santé. Cette dernière a cependant contesté la méthodologie employée: "Compte tenu de la nature du problème détecté et de ses répercussions sociétales en termes de craintes des populations concernées, une vigilance renforcée semble nécessaire", a-t-elle juste répondu deux ans plus tard, sans plus d'inquiétudes.

L'OEil du 20 heures a rencontré Mélanie et Jonathan Vitry les parents de Ryan, 8 ans, né sans main droite.

La structure Remera, précédemment évoquée, pourrait néanmoins disparaître, les subventions publiques ayant été stoppées. Les subventions publiques lui ont été coupées: "Les conséquences sont très simples, c'est la fin de la surveillance des malformations, c'est à dire clairement la fin de l'alerte aussi", déplore Emmanuelle Amar. À la naissance, "j'ai pleuré, forcément".

La région Auvergne Rhône Alpes, qui cofinançait, considère que désormais, ça ne fait plus partie de ses attributions. "Et mon mari est tombé dans les pommes".

Entre-temps, de nouvelles alertes auraient été données en Bretagne et Pays de la Loire. Là encore, sept enfants sont nés, en quelques mois, sans bras autour de deux villages, explique France 2.

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