Qui sont les trois accusatrices du juge Kavanaugh — Cour suprême américaine

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"Je n'ai jamais porté plainte à la police et il m'a fallu 30 ans pour en parler à mes parents", avait-elle tweeté la semaine dernière, en réponse au président américain Donald Trump, qui avait estimé que si les faits décrit par Mme Blasey Ford "avaient été aussi graves (.) il y aurait eu une plainte d'elle ou de ses parents".

Rattrapé par sa jeunesse turbulente et des accusations d'abus sexuels alors qu'il était sur le point d'accéder à la Cour suprême des Etats-Unis, Brett Kavanaugh est un magistrat aux valeurs conservatrices solidement ancrées.

Désigné par le président Donald Trump pour succéder au juge Anthony Kennedy, qui a quitté son poste pour la retraite à la fin juin, Brett Kavanaugh, 53 ans, est un magistrat de la Cour d'appel du District de Columbia depuis 2006.

"Je croyais qu'il allait me violer", devrait-elle déclarer jeudi sous serment, selon une copie des remarques préparées pour son audition.

"À plusieurs reprises lors de ces fêtes, j'ai vu Mark Judge et Brett Kavanaugh boire de manière excessive et avoir un comportement totalement inapproprié, notamment en devenant très agressifs avec les filles", écrit-elle, en les accusant notamment d'avoir "caressé et peloté des filles sans leur consentement".

Elle affirme qu'avec Mark Judge, il l'a isolée dans une chambre, avant de la plaquer sur un lit et de tenter de la déshabiller. Profitant de leur confusion, elle aurait réussi à fuir. - "Paravent" - Dès la publication de son témoignage, 65 femmes, amies ou connaissances du juge Kavanaugh depuis le lycée, avaient publié une lettre pour dire que le juge s'était toujours montré respectueux envers elles. Depuis, "ma famille et moi avons été la cible d'un harcèlement constant et de menaces de mort", dira-t-elle aux sénateurs, jeudi, avant de répondre à leurs questions et celle d'une procureur spécialisée dans les affaires de violences sexuelles, engagée par les élus républicains.

L'objectif est de ne pas reproduire l'effet désastreux d'une précédente audition, en 1991, où une accusatrice d'un précédent candidat à la Cour suprême avait été interrogée que par des hommes.

58 % des Américains disent vouloir suivre de près ou de loin les auditions du juge Kanvanaugh devant le Sénat qui seront publiques et diffusées en direct.

Depuis que Mme Blasey Ford est sortie de l'ombre, d'autres femmes lui ont emboîté le pas.

Mercredi, Julie Swetnick, une fonctionnaire fédérale, a livré une charge nettement plus lourde.

Elle s'est décidée à informer des parlementaires et le Washington Post, le 6 juillet, juste avant l'annonce officielle de la nomination de Brett Kavanaugh, tout en restant anonyme. Brett Kavanaugh nie catégoriquement ces accusations.

"En 1982, j'ai été victime d'un de ces viols collectifs", a-t-elle assuré, en assurant que les deux amis "étaient présents", a-t-elle affirmé. Elle a demandé que Brett Kavanaugh, qui devait témoigner après elle, ne soit pas dans la salle quand elle s'exprimera.

Sa déclaration a été transmise à la commission judiciaire du Sénat, chargée d'évaluer les candidats à la Cour suprême, par son avocat Michael Avenatti.

Une ancienne camarade du juge, Deborah Ramirez, 53 ans, l'a accusé dimanche d'avoir exhibé son sexe près de son visage lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale.

Soutien indéfectible du juge Kavanaugh, Donald Trump a dénoncé une "belle grosse arnaque" orchestrée par les démocrates pour faire dérailler la confirmation de son candidat et loué "un gentleman", un "génie extraordinaire".

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