Rigolade à l'ONU quand Trump fait son autopromo

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Le président américain a défendu mardi 25 septembre à l'ONU son slogan "America First" et le protectionnisme qu'il a instauré.

Le président iranien a accusé les Etats-Unis de vouloir "renverser" le régime de Téhéran, tout en leur proposant de dialoguer. Et il a qualifié de "terrorisme économique" le rétablissement des sanctions par Washington.

"Il est paradoxal que les États-Unis ne cherchent même pas à cacher leur plan visant à renverser le gouvernement même qu'il invite à des pourparlers", a encore déclaré M. Rohani. Et sur la base de l'accord multilatéral conclu en 2015 sur le nucléaire iranien, dont son homologue américain s'est retiré avec fracas en mai en critiquant son laxisme et en rétablissant dans la foulée toutes ses sanctions contre Téhéran. Une scène complètement lunaire qui témoigne du crédit donné par les diplomatiques du monde entier à ce président américain tout droit sorti du showbiz...

" En moins de deux ans, mon administration a accompli plus que presque n'importe quelle autre administration de notre pays, " a-t-il bêtement déclaré.

Rigolade à l'ONU quand Trump fait son autopromo

Pause de Donald Trump. Ouvrant ses propos par un panégérique de ses réussites depuis son arrivée au pouvoir, il a même déclenché quelques rires dans l'austère assemblée. "Je ne m'attendais pas à cette réaction, mais ça va" a-t-il répondu, amusé. "Mais pour atteindre cet objectif, nous devons tenir compte des faits évidents et appliquer une politique basée sur des principes réalistes, en clair, ne plus être les otages de dogmatismes, d'idéologies ou de pseudo-experts qui se sont tant trompés par le passé". Du haut de la tribune, le président américain a lancé un appel à la communauté internationale de l'aider à isoler l'Iran. Il a aussi vanté le succès de son initiative de paix "audacieuse" avec la Corée du Nord. "Cette voie, celle de l'unilatéralisme, nous conduit directement au repli et aux conflits, à la confrontation généralisée de tous contre tous au détriment de chacun, même de celui à terme qui se croit le plus fort", a fait valoir Emmanuel Macron, sans citer de noms. "Pour sa deuxième Assemblée générale des Nations Unies, le président américain a tenu un discours appelant à " isoler le régime iranien " et à défendre " la souveraineté américaine ". Au-delà des formules, l'Elysée souligne que les présidents français et américain, qui se sont rencontrés lundi soir, divergent sur "la méthode" mais s'accordent sur le fond, à savoir empêcher l'Iran de se doter de la bombe nucléaire.

Pour le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, également présent à New York, "le discours de Donald Trump sur l'Iran montre la divergence profonde entre l'Union européenne et les Etats-Unis".

Parmi les bêtes noires de son administration, il a déploré la "tragédie humaine" que vit le Venezuela.

Donald Trump a dénoncé mercredi au Conseil de sécurité l'agressivité croissante selon lui de l'Iran, que les États-Unis vont à nouveau sanctionner, s'en prenant aussi à la Russie sur la Corée du Nord et à la Chine sur les prochaines élections parlementaires américaines. "[Ils] pillent les ressources de leur nation". Une nouvelle fois, le chef de l'Etat s'est opposé à la politique américaine en dénonçant l'action de Donald Trump au Proche-Orient: "Qu'est-ce qui permettra de régler le conflit entre Israël et Palestine?"

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