Rallonge budgétaire et fin du numerus clausus: l'ordonnance Macron pour la santé

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Ce texte inclura aussi une refonte des études de santé, avec la suppression en 2020 de la première année commune en médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sages-femmes), et la fin du numerus clausus, qui fixait les quotas de places en deuxième année depuis un demi-siècle.

C'est un plan santé pour les cinquante prochaines années qui entend réformer l'organisation tant de la médecine libérale que de l'hôpital. Il y a dès aujourd'hui des étudiants qui souhaitent rejoindre des études médicales et qui sont en sciences et en biologie. De plus, la fin du numerus clausus va permettre de diversifier les profils. Une réforme devrait prochainemment détailler le nouveau système de sélection.

D'abord promise pour la fin mai 2018 mais plusieurs fois reculée, la stratégie de transformation du système de santé a été dévoilée par le président de la République Emmanuel Macron ce 18 septembre à l'Élysée.

Il y en a 54 au total, et parmi ces mesures, le chef de l'État a annoncé une enveloppe de 920 millions consacrés à l'investissement hospitalier, donc dédiés à priori aux moyens et à la rénovation des bâtiments.

Ces nouveaux professionnels accompagneront les médecins pour des "gestes de mesure simple " (tension, poids...), la préparation de la consultation et surtout les tâches administratives. Ces postes subventionnés seront réservés aux praticiens exerçant en groupe ou au sein d'une équipe de soins, et à la condition qu'ils s'engagent à accepter de nouveaux patients et à assurer les urgences de ville, c'est-à-dire des consultations sans rendez-vous en journée.

" Le numerus clausus sera donc supprimé pour cesser d'entretenir une rareté artificielle et pour nous permettre de former plus de médecins avec un mode de sélection rénové et renforcer la dimension qualitative et le niveau de formation des études de santé", a expliqué le chef de l'État.

"L'augmentation de la fréquentation des urgences explose, le président veut remettre l'hôpital à sa juste place, confirmer la proximité, cette idée est positive, il n'est pas anormal d'ajuster l'offre hospitalière", a commenté Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).

- La mise en place d'une "offre de santé numérique", pour accompagner les initiatives innovantes grâce au fonds "Innovation Santé 53 " ".

Le dossier médical partagé (DMP), déjà expérimenté dans neuf territoires et attendu depuis plus de dix ans, sera généralisé à partir de novembre. Jean Mogade insiste notamment sur la réforme du parcours de soins coordonnés. "Ils seront payés par la sécurité sociale." . Trois niveaux vont être ainsi créés avec des hôpitaux de proximité, des unités spécialisées et des unités ultra spécialisées. Dès 2019, pour des maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale, hôpitaux et professionnels de santé libéraux devront se coordonner et partager une rémunération forfaitaire.

Si l'objectif affiché n'est pas de réduire les dépenses de santé, ni de fermer des hôpitaux, l'exécutif espère dégager d'importantes marges de manœuvre en réduisant le nombre d'examens médicaux "inutiles", dont le coût est estimé entre 10 et 20 milliards d'euros. "Je préfère qu'un patient subisse une opération lourde à 50 kilomètres et une rééducation proche de chez lui", a-t-il déclaré.

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