Dernière ligne droite sous tension pour les négociations du Brexit — UE

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Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 29 mars 2019, et les négociations sur le Brexit sont entrées dans la dernière ligne droite. "Si nous voulons parvenir à une conclusion réussie, alors, tout comme le Royaume-Uni a fait évoluer sa position, l'UE devra aussi faire évoluer sa position", a-t-elle ainsi déclaré à son arrivée à un dîner avec ses homologues européens en Autriche.

Et si Donald Tusk s'est montré un peu plus optimiste, affirmant, selon The Independent, que les dernières propositions de Theresa May "montrent une évolution positive dans l'approche du Royaume-Uni", il a ajouté qu'elles devraient encore être "retravaillées et renégociées" dans certains domaines.

Le "plan de Chequers" proposé par Mme May prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars, notamment la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, tout en mettant fin à la liberté de circulation des citoyens européens et le contrôle de la Cour de justice de l'UE.

Les principaux points d'achoppement restent les futures relations économiques entre l'UE et le Royaume-Uni, et la question de la frontière irlandaise - le Brexit entraînant de facto la réapparition d'une frontière, dont personne ne veut, entre la province britannique d'Irlande du Nord et la république d'Irlande.

Si les négociations échouent, "ce serait difficile pour l'Europe, mais ce serait terrible pour le Royaume-Uni", a prévenu le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Donald Tusk a cependant déjà annoncé qu'il proposerait un sommet européen supplémentaire à "la mi-novembre", en plus de celui du 18 octobre initialement censé boucler les tractations.

Avant le déjeuner à 27 consacré au Brexit, les dirigeants européens ont prévu de débattre tous ensemble jeudi matin de questions de sécurité, comme la coopération policière, ou encore la lutte contre les contenus terroristes sur internet.

L'été a été marqué par des discussions tendues autour de navires transportant des migrants en Méditerranée.

"Les tensions parmi les Etats membres ont refait surface", a déploré Donald Tusk, appelant à mettre fin à Salzbourg au "jeu des reproches" qui persiste malgré la forte baisse du nombre des arrivées sur les côtes européennes par rapport au pic de 2015. L'Italie refuse désormais d'ouvrir ses ports sans promesse d'un partage de l'accueil des demandeurs d'asile. Les pays méditerranéens le réclament, ceux de l'Est le rejettent toujours catégoriquement.

Ils se rejoignent en revanche désormais sur les objectifs d'intensifier les expulsions de migrants ne pouvant prétendre au droit d'asile, de faire pression sur les pays de transit et d'origine et de renforcer les frontières extérieures de l'UE.

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