Un ex-consul honoraire de Pologne jugé pour l'assassinat d'une milliardaire monégasque

Share

Selon lui, Hélène Pastor se méfiait de son gendre: "Ma mère avait trouvé en septembre 2013 des choses étranges, elle était très stressée durant cette période".

Dix accusés comparaissent à partir de ce lundi et jusqu'au 19 octobre devant les assises des Bouches-du-Rhône.

Les 6 mai 2014, la riche héritière monégasque et son chauffeur tombaient dans un guet-apens devant un hôpital de Nice: blessés par arme à feu, ils succombaient à leurs blessures. [Plus d'infos] Le procès Pastor s'ouvre devant les assises Commanditaire présumé de l'assassinat de sa belle-mère, la richissime héritière monégasque Hélène Pastor, Wojciech Janowski comparaît à partir de lundi devant les assises des Bouches-du-Rhône aux côtés de neuf autres accusés, jugés pour leur implication à différents degrés dans la machination.

"Il n'y a aucun doute pour nous sur la volonté d'exécution" des deux "tueurs à gages", Samine Saïd Ahmed, le tireur présumé, et Al Haïr Hamadi, le guetteur, a insisté le commissaire Philippe Frizon, qui menait l'enquête. Les deux victimes succomberont quelques jours plus tard.

En garde à vue, l'homme qui mène grand train avoue avoir commandité le double meurtre, affirmant avoir agi par passion pour sa compagne qui aurait été malmenée psychiquement par sa mère, avant de revenir ensuite sur ses aveux.

Les enquêteurs les suivent de près et passent au crible leurs appels téléphoniques ainsi que les images de vidéosurveillance qui leur permettront de remonter jusqu'aux donneurs d'ordre présumés. Le 23 juin, elle procède à une vague d'interpellations dans laquelle figurent Sylvia, demi-soeur de Gildo, et son compagnon, Wojciech Janowski.

La fille d'Hélène Pastor, dont la fortune est estimée à 12 milliards d'euros, est rapidement mise hors de cause par les enquêteurs, mais pas son compagnon.

Présenté comme un homme d'affaires aux investissements peu florissants, affabulateur, Wojciech Janowski aurait pourtant, selon l'accusation, chargé son coach sportif Pascal Dauriac d'organiser la disparition de sa belle-mère.

L'homme d'affaires comparaîtra aussi pour subornation de témoin: il est aussi accusé d'avoir payé un détenu - ce qu'il nie - par l'intermédiaire de sa nièce avocate, pour qu'il livre un faux témoignage le dédouanant et accusant Pascal Dauriac. Pour le commissaire Frizon, les deux hommes ont échangé des "SMS troublants à des dates clés", notamment le 10 mai, quatre jours après l'agression, jour du décès du chauffeur de Mme Pastor, et le 21 mai, jour du décès de la milliardaire.

Le jour où sa mère meurt, Gildo Pallanca-Pastor assure avoir eu un pressentiment en voyant son beau-frère Wojciech Janowski à proximité de la chambre mortuaire: "Je l'ai regardé, il avait le sourire, il appelait quelqu'un". Ce procès doit durer jusqu'au 19 octobre.

Share