Deux cas de peste porcine africaine confirmés en Belgique

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La confirmation de la présence de ce virus, qui ne touche que les porcs et les sangliers, sur la commune d'Etalle, à une dizaine de kilomètres de la France, "constitue une progression inédite de la maladie qui exige une réponse à la hauteur des enjeux économiques considérables pour les filières agroalimentaires françaises", a souligné le ministère, précisant qu'il n'existe ni vaccin, ni traitement contre cette affection.

Le ministère de l'Agriculture va recevoir vendredi après-midi les acteurs de la filière porcine et notamment les éleveurs, afin de faire un point de situation, après la découverte en Belgique de deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers.

La peste porcine africaine, non contagieuse pour l'homme, se transmet d'un animal à un autre mais peut également se disséminer par des mouvements de véhicules et de personnes en provenance de zones infectées, ou par l'intermédiaire de denrées alimentaires.

Ce plan prévoit sur ces quatre départements "des mesures de zonage, de restrictions de certaines activités comme la chasse et de surveillance renforcée des élevages et de la faune sauvage" ainsi que "le renforcement des mesures de biosécurité pour éviter l'introduction du virus dans les élevages porcins et des mesures de surveillance en abattoir". "On va discuter plus concrètement des textes diffusés sur le terrain auprès des éleveurs et des chasseurs, pour que tout le monde soit en ordre de marche", a-t-il expliqué.

Et les autorités vont demander aux chasseurs de mettre en place une action de surveillance de l'état de santé des sangliers: "ils vont méthodiquement parcourir les forêts à la recherche d'éventuels sangliers morts pour voir si ce qui a été découvert en Belgique n'existe pas chez nous", a déclaré M. Evain. Elle a également interpellé le président de la fédération nationale des chasseurs, lui demandant des prélèvements de sangliers "beaucoup plus importants".

"Nous regrettons l'inertie de prise de décision des pouvoirs publics français et européens sur ce sujet et le manque de stratégie européenne pour tenter de repousser le front de la maladie, alors que nous alertons sur le risque depuis plusieurs années", avait également dénoncé la FNP dans un document interne.

Insuffisant, pour le syndicat de la Coordination rurale, qui estime qu'il faut "agir en amont sur la faune sauvage en réduisant immédiatement et drastiquement la population de sangliers dans la zone frontalière, notamment par des tirs à l'affût pour limiter les déplacements d'animaux qui interviennent lors des chasses en battue".

Le président de la FUGEA, Philippe Duvivier, s'est dit tout aussi inquiet des conséquences économiques de la peste pour les élevages.

Elle peut se transmettre de plusieurs façons: soit par contact d'un animal à un autre, soit par les transports, par un véhicule qui a circulé dans un territoire contaminé, soit par l'alimentation: la viande de porc ou la charcuterie selon la cuisson.

Quant aux éleveurs de porcs, ils vont être suivis de près par l'AFSCA, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, qui a annoncé une série de mesures de confinement destinées à éviter les contacts entre l'extérieur et l'intérieur des exploitations. A ce stade, aucune mesure de restriction concernant la chasse n'est prescrite.

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