Prison ferme pour l’ancien international Marc Cécillon — Rugby

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Ce colosse d'un 1,92 m pour 110 kg, passé de la mêlée au poste d'ouvrier agricole dans les vignes des P-O, s'est tout simplement confondu en excuses à l'attention de son patron.

Lequel, sur le banc de la partie civile, les a acceptées de bon cœur, presque aussi désolé que cet employé vaillant et dévoué. Jusqu'à la retraite sportive où, se sentant inutile, l'ancienne gloire sombre dans la dépression et se noie dans les troisièmes mi-temps, jusqu'à commettre l'irréparable, le 7 août 2004.

Marc Cécillon, a écopé début septembre de 12 mois de prison dont six avec sursis pour des violences lors d'une soirée arrosée. Ivre, il avait tiré à cinq reprises sur sa femme lors d'une fête. En appel, à Nîmes, il écope de quatorze ans. Il avait été libéré en conditionnelle en 2011. Marc Cécillon est ivre. Il a même affirmé lui-même pendant son procès ne pas en avoir fini avec ses différents problèmes d'alcool, son avocat Me Youssouf Sow allant lui aussi dans ce sens: "Il ne boit vraiment pas souvent, mais quand il boit, il ne sait pas s'arrêter ".

Selon les informations de L'Indépendant, ces débordements ont eu lieu dans une propriété viticole où Marc Cécillon travaillait, à l'occasion d'une soirée d'après vendanges fin août.

Quand on reparle de Marc Cécillon. Son employeur décide de le ramener avec sa voiture. Le conducteur lui demande de descendre, prévient ses proches et poursuit sa route jusqu'à la cave. Où Marc Cecillon arrive bientôt à pied et agacé. Il bouscule son patron et quelques autres ouvriers, monte dans un véhicule et percute un 4x4 garé là. Rattrapé une fois de plus par son addiction à l'alcool, l'ancien rugbyman condamné à 20 ans de prison ferme en 2006 pour le meurtre de son épouse a été condamné en début de mois à douze mois de prison, dont six avec sursis par le tribunal correctionnel de Perpignan pour "conduite en état d'ivresse, sans permis et à une vitesse excessive, violence par personne en état d'ivresse manifeste et vol ", nous apprend ce mardi le site internet du journal L'Indépendant, précisant que l'homme de 59 ans a été jugé en comparution immédiate et a pu repartir libre du palais de justice, le tribunal n'ayant pas délivré de mandant de dépôt. Dont l'obligation de soins, de travailler et de réparer le préjudice.

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