Affaire Benalla : tension après un coup de fil de Macron au Sénat

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"Cette fameuse affaire Benalla, au sens le plus courant du terme, c'est l'affaire de la justice, ce qui nous intéresse, c'est le fonctionnement de l'Etat", a insisté le sénateur LR, assurant que ce n'est pas "une commission anti-Macron".

Des sénateurs et, à leur suite, de nombreux internautes ont réagi à la diffusion d'informations selon lesquelles Emmanuel Macron a appelé le Président du Sénat pour lui manifester son mécontentement au sujet de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla. Mais son audition risque d'être très compliquée.

"Il accepte qu'on répète sur France Inter tous les mots qu'il vient de déballer, comme on vide un sac lourd à porter", indiquent nos confrères qui dévoilent la retranscription des propos d'Alexandre Benalla. "La commission, elle est totalement souveraine, c'est elle qui écoutera, entendra et décidera". S'il est convoqué le 19 septembre prochain, comme il serait prévu, il DEVRA se présenter, a insisté Jean-Pierre Sueur, qui est l'un des rapporteurs de la commission.

Cette convocation a été reçue jeudi par les sénateurs.

Les auditions devant les commissions d'enquête parlementaire se sont succédé une bonne partie de l'été devant les caméras, dopant les audiences des chaînes d'information, avec notamment celle du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui s'est défaussé sur l'Elysée. Nous avons entendu le directeur de cabinet de la présidence de la République ou encore son secrétaire général. Me Liénard a rappelé que son client ne pouvait par conséquent répondre à des questions relatives au 1er-Mai, la commission sénatoriale n'ayant pas le droit d'empiéter sur l'enquête judiciaire, au nom de la séparation des pouvoirs.

Une position défendue par le porte-parole du gouvernement Benjamin Grivaux pour qui "c'est le B.A.BA". "M. Philippe Bas (le président de la commission d'enquête), je mesure très bien mes propos, ce petit marquis m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie", a-t-il déclaré mercredi sur France Inter. Mais son avocat a fait valoir que ses activités à l'Élysée étaient couvertes par "le secret professionnel" et que son client était "habilité secret défense".

Combien gagnait réellement Alexandre Benalla du temps où il travaillait pour le Président de la République?

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