Santé : coup de frein sur les dépenses en 2017

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Photo Shutterstock En 2017 en France, les dépenses de santé ont progressé de 1,3 % en 2017, atteignant 199,3 milliards d'euros. Deux-cent milliards d'euros, cela représente près de 12% du PIB. Les médicaments délivrés en ville "pèsent " 15,5 milliards d'euros, puis les autres biens médicaux (transports sanitaires, optique, ...) ont représenté 5 milliards. Ces dépenses de santé sont en hausse, mais de façon modérée (+1,3% par rapport à 2016): c'est la plus faible hausse enregistrée depuis 10 ans.

Les soins de ville suivent ensuite, avec un total de 53,4 milliards d'euros de dépenses de santé l'an dernier. La France fait partie des pays de l'Union européenne où la dépense courante de santé au sens international est la plus élevée en part de PIB (1,1 point de plus que la moyenne de l'UE 15). En 2017, la croissance des dépenses de santé s'infléchit nettement à +1,3 % en 2017 (après +2,0 % en 2016), en raison notamment du fort ralentissement des soins hospitaliers (+0,9 % contre +1,7 % en 2016). 77,8% de cette somme est prise en charge par la Sécurité sociale; pour 13,2%, ce sont les mutuelles, les assurances, les institutions de prévoyance qui mettent l'argent sur la table.

Les prises en charge de l'État au titre des prestations versées aux invalides de guerre, des soins urgents ainsi que de l'aide médicale de l'État et des organismes de base au titre de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), complètent le tableau de financement à hauteur de 1,5%, un niveau inchangé. C'est chez nous que la part des dépenses de santé qui reste assumée par les ménages est la moins élevée.

Dans une étude publiée séparément, la Drees montre que les dépenses de santé liées aux affections de longue durée (ALD) ont augmenté de 3,6% en moyenne entre 2011 et 2016. Notons d'ailleurs qu'au sein des pays de l'OCDE, la France est le pays où le reste à charge des ménages est le plus limité.

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