USA : Donald Trump prend une nouvelle mesure contre les autorités palestiniennes

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En résiliant le bail de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington, Donald Trump a sanctionné le signataire palestinien des accords de paix d'Oslo, ratifiés voici bientôt vingt-cinq ans, le 13 septembre 1993. L'aide américaine a été coupée en représailles à la décision de la direction palestinienne de geler ses relations avec les officiels américains suite à la reconnaissance unilatérale, en décembre 2017 par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

À Ramallah, les responsables de l'OLP sont démunis face à la stratégie d'étranglement de Trump qui vient d'annoncer la fermeture de leur bureau à Washington.

Mais le département d'État a clairement fait le lien avec le processus de paix et cette décision s'ajoute à une rafale de mesures prises en l'espace de quelques semaines par l'administration Trump: annulation de plus de 200 millions de dollars d'aide bilatérale, arrêt du financement de l'agence onusienne prodiguant ses services à des millions de réfugiés palestiniens (UNWRA), suppression de 25 millions de dollars d'aide aux hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est.

Un haut responsable palestinien a riposté contre les déclarations du président américain, Donald Trump, selon lesquelles l'aide américaine aux Palestiniens serait suspendue tant qu'ils ne reprendraient pas les pourparlers de paix avec Israël.

Le président russe, Vladimir Poutine, a "proposé à Netanyahou de rencontrer Abou Mazen (Mahmoud Abbas) à la fin de la Coupe du monde à Moscou (en juillet) et Netanyahou a refusé", tandis que le président palestinien "a accepté", a déclaré Erekat devant des journalistes. La Palestine reste ferme dans sa décision de "ne pas coopérer avec la campagne en cours pour réduire ses droits à néant".

"Nous voulons la paix", a aussi martelé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Les Etats-Unis versaient aux Palestiniens "d'énormes sommes d'argent", a-t-il dit la semaine passée. Si nous ne concluons pas d'accord, nous ne payons pas.

Les Palestiniens ont soumis à la CPI, depuis leur adhésion en 2015, plusieurs dossiers sur les crimes commis selon eux par les dirigeants israéliens, en particulier lors de la guerre de Gaza en 2014, ou ceux liés à la colonisation, comme les transferts forcés de population. Les Israéliens sont catégoriquement opposés à une intervention de la justice internationale et font valoir que leur système judiciaire est capable de rendre la justice, y compris pour d'éventuels crimes de guerre israéliens.

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