Prison ferme pour un ex-conseiller diplomatique de Trump — Enquête russe

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Un tribunal fédéral a condamné vendredi à 14 jours de prison George Papadopoulos, un ancien conseiller diplomatique de Donald Trump coupable d'avoir menti dans l'enquête sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne du candidat républicain. En plus de la prison ferme, il a été également condamné payer une amende de 9.500 dollars et d'un an de libération conditionnelle assortie de travaux d'intérêt général, ceci après avoir plaidé coupable en octobre 2017 de faux témoignage au FBI.

Il encourait six mois de prison, mais le juge a expliqué avoir pris en compte ses "remords" et le fait qu'il ait accepté de coopérer avec les enquêteurs. L'homme de 31 ans est cité dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Parmi les contacts de M. Papadopoulos figure notamment Joseph Mifsud, un universitaire basé à Londres qui a fait savoir au conseiller qu'il était en possession d'informations gênantes pour la campagne de la démocrate Hillary Clinton, sous la forme de milliers de courriels.

"J'étais jeune et ambitieux", a tenté de justifier George Papadopoulos dans la salle d'audience. Et c'est ainsi que le FBI, déjà penché sur les soupçons d'ingérence russe dans la campagne, a ouvert un nouveau volet dans son enquête, portant cette fois sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de Trump. "J'ai commis une grave erreur qui m'a coûté très cher et j'en ai honte ".

Depuis, " il fut le premier domino et beaucoup d'autres sont tombés depuis", ont commenté les avocats de l'accusé, qui font référence aux autres personnalités impliquées dans cette affaire, telles que l'ancien chef de campagne Paul Manafort ou l'ancien avocat personnel de Trump, Michael Cohen.

"Même l'équipe de Clinton n'était pas au courant que les Russes possédaient les e-mails volés", selon un rapport parlementaire.

Interrogé en janvier 2017 par le FBI, George Papadopoulos a toutefois menti sur les dates et minimisé ses échanges avec un mystérieux 'professeur' et une Russe, présentée comme la 'nièce' du président russe Vladimir Poutine.

Mais les procureurs estiment qu'il n'a pas livré d'information "substantielle" et estiment que ses mensonges initiaux ont empêché le FBI de confronter le fameux "professeur", qui lui avait parlé des e-mails d'Hillary Clinton.

En 2016 pourtant, tout semblait lui sourire.

Pas un mot en revanche pour l'ancien consultant en politique étrangère que le candidat Trump décrivait en 2016 comme un "type excellent" et en 2017, après ses aveux, comme un "jeune bénévole de bas niveau", un "menteur".

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