La Maison Blanche de Donald Trump en pleine crise — USA

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Ce livre intitulé Fear: Trump in the white s'est attelé à dresser un portrait très peu réjouissant du président américain, un portrait qui va plus loin, faisant davantage échos à des critiques mondiales à l'encontre de Donald Trump notamment sur les réseaux sociaux. A ce niveau relationnel, l'auteur stigmatise l'immaturité, l'irresponsabilité et le manque de pondération de Trump dans ses points de vue, décisions et directions qu'il donne à ses collaborateurs sur les questions diplomatiques et sur la géopolitique américaine. "Le dilemme - qu'il ne saisit pas entièrement - tient à ce que de nombreux hauts responsables dans sa propre Administration travaillent avec diligence de l'intérieur pour contrecarrer des éléments de son programme et ses pires inclinations".

"Donald Trump est un symptôme".

Réfutant toutefois toute accusation de complot, le responsable affirme qu'"en aucun cas il ne s'agit de l'œuvre d'un soi-disant Etat parallèle". "Nous pensons que notre devoir est envers notre pays, et le président continue d'agir au détriment de la santé de notre république", estime-t-il.

"Cette personne a choisi de rester et de saper". "Aussi ferons-nous ce que nous pourrons pour orienter l'Administration dans la bonne direction jusqu'à que - d'une façon ou d'une autre - ce soit fini".

Le président Trump a réagi à la publication de cette tribune lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche mercredi, dénonçant un "éditorial lâche " et stigmatisant avec virulence l'attitude "très malhonnête " du quotidien new-yorkais.

"Nous voulons que notre administration réussisse et nous croyons que beaucoup de ses politiques ont fait de l'Amérique un pays plus sûr et plus prospère", tempère l'auteur de la tribune. "Voilà ce à quoi nous avons affaire". ", s'est ainsi interrogée sur Twitter Jodi Kantor, journaliste d'investigation au New York Times. Aucune d'entre elles n'a voté pour une source lâche et anonyme du New York Times en faillite", a-t-elle ajouté, reprenant à son compte une expression fréquemment utilisée par le président américain.

"Le souci principal n'est pas ce que M. Trump a fait à ce pays mais plutôt ce que nous, en tant que nation, l'avons laissé nous faire". "Personne ne sera ne mesure de me battre en 2020 avec ce que nous avons accompli", a-t-il encore déclaré.

La porte-parole la Maison-Blanche, Sarah Sanders, s'est dite "déçue mais pas surprise " par la décision du quotidien de publier le texte, dénonçant une tribune "pathétique, irréfléchie et égoïste ". Toujours selon les éléments rassemblés par Bob Woodward, après l'attaque chimique d'avril 2017 attribuée au régime de Bachar al-Assad, Donald Trump aurait appelé le général Mattis et lui aurait dit qu'il souhaitait assassiner le président syrien.

Le patron du renseignement américain Dan Coates ou encore le secrétaire d'État américain Mike Pompeo ont également tour à tour démenti être le mystérieux auteur du texte. "Ce lâche devrait faire la seule chose qui s'impose et démissionner ", a-t-elle conclu.

C'est pour cette raison que plusieurs de ses collaborateurs ont fait le voeux de tout faire pour "préserver [les] institutions démocratiques" en contrant autant que possible les actes les plus imprévisibles et irréfléchis du président.

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