Un Nord-Coréen inculpé pour plusieurs cyberattaques

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Une attaque venue de Chine? Ce hackeur, dont la localisation n'est pas précisée, a été employé pendant des années par une entité appelé KEJV, liée aux services de renseignements militaires nord-coréens, selon les services du procureur de Californie.

Aujourd'hui, les Etats Unis ont finalement mis en examen Park Jin-hyok, pour avoir été à l'origine du piratage des serveurs de Sony et la création du logiciel Wannacry 2.0. Leurs attaques ont causé des dommages 'sans précédent', d'après le document de mise en accusation déposé en juin à Los Angeles.

En mai 2017, "WannaCry" affecte 300.000 ordinateurs dans 150 pays. Un rançongiciel a verrouillé tous les fichiers des utilisateurs et leur demandait le paiement de 275 euros pour recouvrer l'usage. Cette cellule de pirates aurait perpétré une série d'attaques de grande envergure ayant ciblé des entreprises, des médias et des institutions financières depuis une dizaine d'années. Il est notamment soupçonné d'avoir participé à l'attaque WannaCry, ainsi qu'à celles contre le studio Sony et la Banque du Bangladesh.

En 2014, à l'annonce du film The Interview de Seth Rogen et James deFranco mettant en scène la tentative d'assassinat du dictateur Nord-coréen Kim Jong-Un, une attaque massive avait été dirigée sur les serveurs de Sony Pictures. "Le ministère de la Justice a lancé des poursuites pénales" contre Park Jin-hyok, a annoncé dans un communiqué le Trésor qui a, en parallèle, pris des sanctions contre ce "programmateur informatique". Un an avant, en février 2016, des hackeurs parviennent à voler 81 millions de dollars à la Banque centrale du Bangladesh (BCB). 'Nous ne laisserons pas la Corée du Nord compromettre la cybersécurité mondiale pour promouvoir ses intérêts ou générer des ressources en violation de nos sanctions', a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, cité dans le communiqué.

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