France : Marine Le Pen réagit à l'épidémie de choléra en Algérie

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Avec les juges, "le pire est toujours sûr", a seulement dit la présidente du RN.

Considéré comme la cheville ouvrière de la gestion des contrats d'assistants pour le FN, Charles Van Houtte est le premier protagoniste à être mis en examen pour "complicité de détournements de fonds publics", un délit plus grave, passible d'un million d'euros d'amende et 10 ans d'emprisonnement.

Elle a assuré que le RN ferait campagne "quelles que soient les conditions" après la saisie, par la justice cet été, de 2 millions d'euros d'aide publique au RN dans l'affaire des emplois présumés fictifs au Parlement européen.

Selon des sources proches du dossier, l'ensemble des mises en examen du dossier doivent faire l'objet d'une requalification générale en raison d'un récent arrêt de la Cour de la cassation qui a validé la possibilité de poursuivre des parlementaires pour "détournements de fonds publics".

"Au moins 15 mises en examen ont été ordonnées par les magistrats Claire Thépault et Renaud Van Ruymbeke, cosaisis depuis décembre 2016 d'une information judiciaire ouverte pour " abus de confiance " et " escroquerie en bande organisée ".

L'enquête cible 17 députés et une quarantaine de collaborateurs parlementaires pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d'euros entre 2009 et 2017.

Charles Van Houtte, décrit comme un personnage-clé au Parlement européen du parti français d'extrême droite RN (ex-FN), a été inculpé mercredi de "complicité de détournements de fonds publics", une première dans l'enquête sur les assistants d'eurodéputés de la formation, a appris jeudi l'AFP par son avocat. Ambassadeurs, armée, forces de police, il a aussi "perdu la confiance d'un certain nombre de grandes administrations", a estimé Marine Le Pen, qui a également visité les stands de la police et des Dragons de l'armée de Terre.

Il avait ainsi indiqué que Thierry Légier "était garde du corps de la famille Le Pen et non pas assistant parlementaire", selon son audition dont a eu connaissance l'AFP.

La présidente du Rassemblement national avait annoncé ce vendredi sa convocation. On paie le loyer, les salaires, mais rien d'autre.

"Pour sa campagne, elle compte se rendre dans " beaucoup de pays européens " afin de " mettre un coup d'arrêt " à l'Union européenne et " faire basculer la majorité " au Parlement européen, face à un Emmanuel Macron " affaibli " et qui " panique ". "On ne peut plus imprimer de tracts, d'affiches", a-t-elle déploré.

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