Sa rencontre fortuite avec Mélenchon — Macron à Marseille

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Il a notamment croisé le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a eu du mal à assumer ses attaques du jour. "On n'a pas toujours les mêmes idées". "Il y a des fois où ça arrive". "Mais c'est toujours respectueux et intéressant. On a des confrontations politiques mais Mélenchon, ce n'est pas mon ennemi", a repris le Président, en déclarant "n'avoir aucun doute" que son véritable adversaire était le Rassemblement national (ex-FN) de Marine Le Pen. Plusieurs commentaires de militants désappointés ont accompagné ce message sur la page Facebook de Jean-Luc Mélenchon.

Angela Merkel et Emmanuel Macron doivent aborder ensemble les questions européennes, et celles liées à la Méditerranée, comme les questions des migrations. Multipliant les selfies, au milieu des cris de "Macron" ou "Manu" enthousiastes, le chef de l'État a argumenté une dizaine de minutes avec un jeune homme qui accusait les politiques de carriérisme. "Moi je gagnais beaucoup mieux ma vie avant. Je ne le fais pas pour moi, Président, mais parce que je crois dans mon pays". "Ce n'est pas le meilleur moyen de protéger ma famille, de mettre de l'argent de côté, de vivre tranquille et d'être considéré". S'en est suivie une conversation cordiale entre les deux adversaires politiques, loin des anathèmes que s'échangent régulièrement La France insoumise et La République En Marche.

Et pourtant, un peu plus tôt, le candidat aux présidentielles 2012 et 2017 n'avait pas épargné le président d la République et la chancellière allemande.

Ce jeune homme têtu lui a ensuite demandé des comptes sur Alexandre Benalla, selon lui " protégé par l'Élysée " puisque " le ministre de l'Intérieur n'a pas saisi la justice " pour les violences commises par l'ancien collaborateur du président. Petit moment de gêne pour le leader de la France insoumise quand un journaliste lui rappelle que l'après-midi même il a traité Emmanuel Macron de " plus grand xénophobe qu'on ait " au cours d'une manifestation. "Il a été sanctionné par l'Elysée dès le lendemain. Il n'a pas été protégé", a-t-il assuré. "On n'a rien caché. Il n'y a pas eu obstruction de la justice, je vous le dis les yeux dans les yeux", a plaidé le président alors que la commission d'enquête du Sénat va auditionner mercredi son chef de cabinet.

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