"Résistant " auteur d'une tribune explosive ?

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Après avoir hurlé à la trahison dans un premier message lapidaire, le 45e président américain en a rajouté une couche sur le même réseaux social deux heures plus tard, montrant qu'il n'avait toujours pas avalé la pilule. "Vous ne protégez pas ce pays, vous le sabotez par vos actes lâches ", a-t-elle indiqué.

La publication controversée de ce témoignage, intervenue au lendemain de la diffusion d'extraits d'un livre explosif du journaliste d'investigation Bob Woodward, a suscité une myriade de questions et de suspicions à Washington et au-delà. Mais alors que la Maison Blanche s'est attaquée à une œuvre de " fiction", la tribune double la mise, cette fois à la première personne.

La difficulté pour les collaborateurs du président américain de travailler avec lui est aussi décrite. Et nombreuses voix démocrates ont appelé l'auteur à sortir de l'ombre pour donner davantage de poids à ses accusations. La publication d'un nouveau livre de révélations et une tribune publiée dans le New York Times par un mystérieux "insider" de la Maison-Blanche donnent, une nouvelle fois, une dimension saisissante des travers psychologiques et de la singulière conception de la gestion du pouvoir de l'homme le plus puissant de la planète.

Jamais utilisé, son article 4 permet, au terme d'un processus laborieux, d'ôter ses fonctions au président américain en le remplaçant par son vice-président. "Le New York Times devrait avoir honte, tout comme la personne qui a écrit cette tribune fausse, absurde et lâche ". En déplacement en Inde, le second a assuré que le texte n'était pas de lui. C'est le cas du vice-président Mike Pence, Dan Coats, patron du renseignement américain et Jim Mattis, chef du Pentagone. "Lutte contre les " pires penchants " du président Dans un texte intitulé " Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump ", un membre de l'administration a raconté, sous couvert d'anonymat, comment lui et d'autres s'efforçaient de lutter de l'intérieur contre les " pires penchants " d'un président au leadership " mesquin ", " impétueux " et " inefficace ".

L'auteur de la tribune précise: "Beaucoup de responsables nommés par Trump se sont engagés à faire leur possible pour préserver nos institutions démocratiques en déjouant ses impulsions malavisées jusqu'à ce qu'il ne soit plus en fonction". Lors d'un meeting dans le Montana, le président a brièvement mis de côté sa détestation des journalistes pour les encourager à confondre l'auteur.

Selon le haut responsable, Donald Trump prend des décisions "impulsives, malavisées et parfois dangereuses".

Il rapporte, entre autres, les propos peu flatteurs de nombre de ses proches conseillers, à l'image de ceux du secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly qui l'aurait qualifié "d'idiot", jugeant qu'il était "inutile d'essayer de le convaincre de quoi que ce soit".

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