Pour la 1ère fois : Barack Obama attaque Donald Trump

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L'ancien président des Etats-Unis s'est remis dans le bain politique, vendredi dans son Etat de l'Illinois, à deux mois des élections de mi-mandat.

C'est pour cette raison que plusieurs de ses collaborateurs ont fait le voeux de tout faire pour "préserver [les] institutions démocratiques" en contrant autant que possible les actes les plus imprévisibles et irréfléchis du président. He is a symptom, not the cause. "Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter". "Comment cela peut-il être difficile, de dire que les nazis sont mauvais", a-t-il poursuivi, dans une allusion aux propos ambigus de Donald Trump après les affrontements sanglants de Charlottesville (Virginie) qui avaient opposé, en août 2017, des suprémacistes blancs à des antifascistes.

"Estimant que l'administration a engrangé un certain nombre d'avancées depuis son élection -déréglementation, réforme fiscale, renforcement de l'armée- -, il juge que ces dernières ont été obtenues "en dépit de et non grâce " à Donald Trump, dont il qualifie le style de leadership de " mesquin ", " impétueux " et " inefficace ".

Après la publication d'une tribune intitulée "Je fais partie de la résistance au sein de l'administration Trump", signée dans le New York Times par un "haut responsable de l'administration Trump", la Maison-Blanche est entrée en mode panique.

La publication de cette tribune mercredi a lancé un jeu de devinettes chez les Américains et une "chasse au traître" à la Maison Blanche pour découvrir qui pourrait en être l'auteur. ", a-t-il tonné, en référence aux récentes révélations faites par le journaliste d'investigation Bob Woodward sur le fonctionnement erratique de la Maison Blanche sous Donald Trump".

" Que l'on soit démocrate ou républicain, on ne devrait pas menacer la liberté de la presse parce qu'elle dit des choses ou publie des articles que l'on n'aime pas, a insisté Barack Obama".

John Dowd, ex-avocat de Donald Trump, aurait expliqué au procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur la campagne du milliardaire en 2016 et ses liens présumés avec la Russie, qu'il ne voulait pas le laisser témoigner par peur qu'il ne ridiculise lui-même et le pays.

"Si vous pensez que les élections n'ont pas d'importance, j'espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception ", a insisté M. Obama à l'attention des démocrates abstentionnistes en 2016.

Jusqu'ici, M. Obama se consacrait à ses mémoires et à la mise en place d'une fondation. "Quand vous entendez combien l'économie se porte bien, rappelons-nous simplement quand cette reprise a commencé", a-t-il souligné. "Je suis désolé, j'ai regardé mais je me suis endormi", a-t-il lancé lors d'un déplacement à Fargo, dans le Dakota du Nord. L'ancienne première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l'intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre. L'enjeu des " midterms ": les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

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