Trump évoque des discussions musclées avec le Canada — Aléna

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La rencontre de Mme Freeland avec Robert Lighthizer a donné lieu à de nouvelles directives pour les équipes de négociation.

Le ton était à l'optimisme toute la journée de jeudi, rythmée par les interventions régulières devant la presse de Chrystia Freeland, la ministre canadienne des Affaires étrangères et négociatrice en chef. "Les deux côtés affichent de la bonne foi et de la bonne volonté", a déclaré Chrystia Freeland, lors d'une suspension provisoire de discussions avec le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer.

Le Canada et les États-Unis doivent s'entendre pour que la Maison-Blanche puisse présenter un texte au Congrès américain avant le 1er octobre. Mais pour l'heure, il ne comprend pas le Canada.

Négociateurs Américains et Canadiens se sont retrouvés au plus haut niveau mercredi dans la capitale américaine pour tenter d'arracher un compromis.

"Nous avons besoin de conserver le chapitre 19 sur le règlement des litiges car il garantit le respect des règles", a déclaré mercredi le premier ministre Justin Trudeau sur une radio locale. "Ce que je veux dire, c'est que nous avons un président (Donald Trump) qui ne suit pas toujours les règles telles qu'elles sont établies", a-t-il commenté.

Aléna : Trump évoque des discussions musclées avec le Canada

"Pour le Canada, la chose importante est d'avoir un bon accord". "Nous sommes convaincus que c'est possible".

"Nous allons voir ce qui va se passer demain ou au cours des deux prochains jours".

Le milliardaire républicain ne cesse d'accuser son partenaire commercial canadien de ne pas ouvrir suffisamment son marché.

"Il n'y a pas de nécessité politique à ce que le Canada fasse partie du nouvel accord sur l'Alena". "C'est le pire accord" de l'histoire, a-t-il maintes fois jugé. Il a en outre menacé de "simplement mettre fin à tout l'ALÉNA " si le Congrès, plutôt favorable au libre-échange, s'immisçait dans le dossier. Des sources ont toutefois indiqué que les désaccords subsistent sur les enjeux clés des produits laitiers, de l'exception culturelle et du mécanisme de règlement des différends _ le chapitre 19 de l'actuel ALÉNA. Selon un système dit de "gestion de l'offre", la production et le prix du lait, des œufs et de la volaille canadiens sont contrôlés, tout en assurant aux fermiers canadiens des revenus stables et prévisibles.

Les Etats-Unis, dont la production de lait est excédentaire, souhaitent un plus grand accès à ce marché.

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