Centrale Danone baisse de 0,3 DH le prix du lait frais pasteurisé

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Il faut savoir qu'au Maroc, le prix du pack de lait de 470 ml coutait 3,50 dirhams, soit 0,32 euro (210 FCFA).

" J'espère que ces nouvelles mesures nous conduira à retrouver des volumes de ventes nous permettant de proposer, de façon durable et à un prix équitable, les produits de qualité qui font partie du quotidien du consommateur marocain depuis si longtemps ", a-t-il ajouté. La direction du groupe assure qu'il s'agira du même produit qu'aujourd'hui, c'est-à-dire "un lait frais pasteurisé entier à emballage carton, présentant aussi les plus hauts standards de qualité du marché, de la collecte à la commercialisation".

Le nouveau sachet de 470 ml de lait demi-écrémé pasteurisé. Ph.

Faber qui a voulu reconquérir les Marocains et récupérer les parts de marché perdues, a expliqué que l'objectif premier de Centrale Danone est de convaincre "les consommateurs de revenir vers la marque" pour "permettre à l'entreprise de revenir à l'équilibre", tout en écartant pas les "adaptations" nécessaires. C'est l'utilisation d'un emballage en plastique qui permet un effort sur le prix.

Pour regagner la confiance des consommateurs marocains, le Français qui effectue sa deuxième visite dans le royaume dans le cadre de ce plan de relance, a annoncé la décision de réduire le prix du lait Centrale Danone. Le groupe fera désormais l'impasse sur l'embauche d'intérimaire par exemple, confie une source autorisée au HuffPost Maroc.

Il est évident que la campagne de boycott n'a pas fini de faire des ravages, et si elle rencontre un succès au Maroc, il n'est pas exclu qu'elle soit adoptée dans d'autres pays africains.

Aussi, Centrale Danone publiera-t-elle chaque 6 mois sur ses pages Facebook la grille tarifaire des prix d'achat du lait auprès des producteurs. La filiale du groupe français se laisse jusqu'à la fin de l'année pour mesurer l'impact des mesures annoncés ce 5 septembre et mesurer l'efficacité de sa communication. "Si rien ne change et que la tendance baissière continue, nous aviserons de la stratégie à adopter", conclut Emmanuel Faber, sans plus de précisions sur le sort des éleveurs, salariés et intermédiaires en cas d'échec.

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