Un quart des utilisateurs de Facebook ont supprimé l'application mobile — Etats-Unis

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C'est un véritable exode.

De ce fait, si Facebook propose un certain nombre d'outils pour aider les utilisateurs à personnaliser leur flux, très peu (14 %) ont conscience du contrôle qu'ils ont sur ce qu'ils voient sur le réseau social. 42 % ont déclaré qu'ils ont fait une pause et 26 % ont supprimé l'application de leurs smartphones.

En effet, toujours d'après l'étude de Pew Research Center, près de la moitié (44 %) des millenials, âgés de 18 à 29 ans, ont supprimé l'application Facebook. Facebook, dont l'année 2018 a été marquée par le scandale Cambridge Analytica - entreprise accusée d'avoir siphonné les données privées d'environ 50 millions d'utilisateurs - et autres affaires de fuites de données, paie le prix fort de ses erreurs en matière de sécurité, car les pourcentages publiés dans le dernier rapport de Pew Research Center montrent à quel point la multinationale a perdu de son crédit au cours de la dernière année. Depuis lors, la firme a commencé à faire ses meilleurs efforts: de la mise à jour de sa politique de confidentialité à la facilitation de la modification des paramètres d'utilisateurs, en passant par une vague de suspensions des applications qui abusent des données personnelles de ses utilisateurs, pour ne citer que ces actions.

Comme expliqué dans le document financier remis à la Securities and Exchange Commission (Sec) aux États-Unis, la définition de l'utilisateur actif (quotidien et mensuel), inclut les personnes utilisant l'application de messagerie Messenger.

Le sondage, mené du 29 mai au 11 juin 2018 auprès de 4594 Américains, reflète parfaitement la méfiance des utilisateurs auprès du groupe californien.

De plus en plus d'internautes, préoccupés par la protection de leurs données personnelles, ont décidé de s'éloigner de Facebook.

Sur les douze mois étudiés par le Pew Research Center, 54% des détenteurs de pages Facebook aux Etats-Unis assurent avoir modifié leurs paramètres d'utilisateurs. Parmi les 18 à 29 ans, la proportion monte à 64 %.

Entre Facebook et ses utilisateurs étasuniens, ce n'est plus du tout le grand amour.

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