Impôt à la source. La réforme sera appliquée au 1er janvier 2019

Share

"Je vous confirme, en effet, qu'au premier janvier 2019, l'impôt sur le revenu sera prélevé à la source " a indiqué le Premier ministre.

Le gouvernement a annoncé deux ajustements techniques mais importants au dispositif tel qu'il avait jusque-là été envisagé. C'est maintenant à Emmanuel Macron de trancher. En dépit des doutes émis par Emmanuel Macron lui-même ces derniers jours, l'exécutif a finalement décidé de maintenir la réforme prévue depuis le quinquennat Hollande, et qui avait déjà été reportée d'un an. Il défend une "bonne réforme" qui sera mise en œuvre dans de "bonnes conditions" pour les contribuables: "Cette bonne réforme, elle va être mise en oeuvre mais elle concerne l'argent des Français et elle est complexe à mettre en oeuvre.".

Un report de la réforme, inenvisageable voilà encore une semaine, malgré les critiques récurrentes formulées par le patronat et par les syndicats à l'encontre du dispositif, était devenu plausible depuis qu'Emmanuel Macron a laissé transparaître son hésitation, lors d'une conférence de presse.

Le chef de l'Etat aurait évoqué la généralisation de la mensualisation comme "une des portes de sortie", selon l'un d'eux.

Selon une note du fisc révélée samedi par le journal Le Parisien, la phase d'essai du prélèvement à la source s'est soldée par des centaines de milliers d'erreurs, extrêmement irrégulières d'un mois à l'autre. En principe, Bercy peut faire marche arrière jusqu'au dernier moment. Une situation qui pousse chacun à faire pression pour défendre ses arguments. "Il faut repousser la réforme pour changer le mode de perception de l'impôt", a estimé ce lundi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

"Nous redemandons solennellement l'abandon de cette réforme qui n'est pas une bonne réforme pour les Français", a déclaré de son côté le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier.

Au-delà de cette campagne, de lourds efforts ont été engagés pour mettre au point la réforme. Hier, le ministère faisait savoir que "ces différentes dispositions conduiront à verser une avance de plus de cinq milliards d'euros à plusieurs millions de contribuables dès le 15 janvier".

Fin du suspense pour l'une des plus grandes réformes fiscales françaises.

Share