Vers la fin du numerus clausus — Faculté de médecine

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Un système qui favorise les étudiants en mesure de financer une école prépa privée et qui pousse de plus en plus d'élèves à partir faire leurs études à l'étranger, comme en Roumanie, en Espagne ou en Belgique.

Transformer les études de médecine, réputées particulièrement difficiles, voilà l'un des axes possibles de la réforme des systèmes de santé. Sur France Inter, le député LREM de l'Isère Olivier Véran a indiqué qu'il travaillait d'ailleurs à l'heure actuelle avec d'autres parlementaires sur de possibles propositions qui permettraient d'aller vers la fin du " numerus clausus ".

Le Premier ministre Édouard Philippe et Emmanuel Macron reprochent à ce système de ne pas forcément former ensuite de bons médecins, de bons praticiens. Selon lui, "c'est uniquement un moyen d'empêcher des médecins français d'étudier en France" et "il faut passer à autre chose". Selon les informations de Franceinfo mercredi, le gouvernement pourrait bien décider de supprimer le " numerus clausus ", qui impose une limite du nombre d'étudiants en médecine. Soit plus aucune sélection n'est faite (numerus apertus), au risque de se retrouver avec un trop-plein de médecins, soit une de sélection serait organisée à l'issue de la licence, en fin de troisième année, avec, peut-être, un concours. Avant le numerus clausus, instauré en 1972, on formait 12 000, 13 000, voire 14 000 médecins par an, a rappelé Olivier Véran, contre un peu plus de 8 000 aujourd'hui. Le numerus clausus pourrait être remplacé par des partiels dans les universités.

Pour lui, si la suppression n'est pas "une solution de court terme pour les déserts médicaux, c'est une solution pour l'avenir". Ce système permettait de limiter le nombre de médecins en France.

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