Economie: Le prélèvement à la source aura bien lieu

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Après une semaine de cacophonie gouvernementale sur les enjeux et les difficultés de cette réforme controversée, la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019 est bien maintenue.

"Nous avons travaillé d'arrache-pied depuis des mois pour faire en sorte que cela soit possible", a ajouté le chef du gouvernement, qui a participé dans la matinée à une réunion avec le président Emmanuel Macron et le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, chargé de l'exécution de la réforme. Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin assurait que tout était prêt.

La réforme du prélèvement à la source consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions.

Le premier concerne les réductions et les crédits d'impôts. Mais ces dernières ne pourront être calculées - et donc pleinement remboursées -, qu'en septembre de chaque année, une fois réalisée la déclaration d'impôt annuelle. Interrogé sur les doutes qui planaient sur le maintien de la mesure, Edoaurd Philippe a déclaré qu'il " ne faut pas confondre exigence et hésitation" et promet que "la mesure ne viendra pas "diminuer le pouvoir d'achat des Français". Mardi, l'exécutif a décidé d'aller plus loin, en portant ce niveau à 60 %. "Nous avons fait en sorte que tous ceux qui font des dons aux associations, qui bénéficient d'une réduction d'impôt, que tous ceux qui s'inscrivent dans ce type de démarches puissent bénéficier en trésorerie de la réforme", a dit Edouard Philippe. Cet acompte, appelé en septembre 2019, sera calculé sur la base des derniers revenus connus.

"Nous avons aujourd'hui l'ensemble des réponses aux questions que nous nous posions, nous avons la garantie que cette réforme sera mise en oeuvre dans de bonnes conditions pour les contribuables", assure Edouard Philippe. Le gouvernement a consenti à faire de lourds efforts afin que ce passage au prélèvement à la source soit au point.

En confirmant le lancement de la réforme dans quatre mois, le gouvernement est soutenu par une majorité de Français, selon un baromètre de l'économie Odoxa, réalisé pour Aviva, Challenges et BFM Business.

Longtemps hostile à ce dispositif, le Medef a estimé mardi soir qu'"un certain nombre d'inquiétudes n'ont pas été levées". Sa mise en œuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts.

Celle qui prévoit que la retenue à la source peut être effectuée de manière cumulative: l'ajustement est réalisé progressivement, par exemple de manière mensuelle, et ce travail repose donc davantage sur l'employeur.

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