Un Français condamné pour avoir pris deux sans-papiers en covoiturage — Italie

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Il est donc avéré que les deux personnes essayaient de rentrer clandestinement en Italie puisqu'ils n'avaient pas lesdits documents.

Comble de l'ironie, l'homme et sa compagne venaient tout juste de s'inscrire sur la plateforme de covoiturage pour réduire le coût de leur voyage Paris-Rome.

Un Français, qui avait pris en covoiturage deux sans-papiers pour un voyage vers Rome, a été condamné le 11 août 2018 en Italie à neuf mois de prison et 24 000 euros d'amende, le tout avec sursis, pour "aide à l'entrée illégale" sur le sol italien, a appris vendredi 31 août franceinfo. Le 10 août, ils partent donc de banlieue parisienne avec deux covoitureurs à bord.

"Tout se passait bien jusqu'à ce qu'on arrive à la frontière italienne", explique Charlène, sa compagne. Les policiers procèdent alors à un contrôle d'identité. Il était sûrement loin de se douter qu'il allait être condamné pour cela à neuf mois de prison et 24 000 euros d'amende avec sursis. "Quand ils ont vu qu'il y avait un des passagers qui faisait mine de chercher la sienne et qu'il ne la trouvait pas, ils l'ont conduit au poste de police pour vérifier son identité", explique Charlène. "Ils étaient sans papiers". "On a présenté notre pièce d'identité". Le motif: " aide à l'entrée illégale " sur le sol italien, informe Franceinfo.

Son compagnon Andrea, qui était en charge de la voiture, est arrêté le 10 août, placé en garde à vue et jugé le lendemain en comparution immédiate à Aoste, raconte franceinfo. Son véhicule a été confisqué. La plateforme mettra 14 heures à répondre.

Des papiers sont-ils exigés pour l'inscription? La jeune femme affirme qu'à aucun moment le site n'obligeait à enregistrer une quelconque preuve d'identité. "À moi, on m'a demandé la plaque d'immatriculation du véhicule pour l'annonce", souligne Charlène. Charlène rétorque: "Il y avait des informations facultatives à rentrer, dont la pièce d'identité". Blablacar assure que c'est la première fois qu'elle est confrontée à cette situation avec l'Italie.

Il précise enfin que Blablacar rappelle aux conducteurs qu'il relève de "leur responsabilité" de vérifier la conformité de ses passagers à la législation du pays traversé.

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