Le Pérou déclare l'urgence sanitaire face à l'exode de Vénézuéliens

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Elle a porté cette accusation à l'issue d'une rencontre avec Matthew Crentsil, délégué au Venezuela du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), et Peter Grohmann, représentant des Nations unies au Venezuela.

Les pays voisins du Venezuela, comme le Brésil ou le Pérou, ont imputé la responsabilité de la hausse d'immigration des Vénézuéliens au président et sa politique.

" Ils sont immoraux en essayant d'accuser le Venezuela de quelque chose qui n'existe pas", a affirmé la vice-présidente. Selon l'Onu, 1,6 million de Vénézuéliens ont fui le pays depuis 2015 et l'intensification de la crise.

Fuyant la pauvreté, l'hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries, des centaines de milliers de Vénézuéliens ont émigré dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Chili, mettant la région sous pression. Selon le gouvernement de Maduro, près de six millions de Colombiens vivent au Venezuela.

Le gouvernement socialiste assure que cet exode massif est dû à une "campagne de la droite" et que les migrants reviendront, puisqu'un plan de mesures économiques entré en vigueur la semaine passé sortira le pays de la débâcle. Le but de la mesure est de "garantir la sécurité des citoyens brésiliens mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays".

Des "sanctions" internationales contre Maduro?

Une première étape vers une politique régionale face à l'exode généré par la crise vénézuélienne a été abordée mardi.

Dans un décret paru au Journal officiel, le président péruvien, Martin Vizcarra, a proclamé l'état d'urgence sanitaire pour une durée de 60 jours dans deux provinces à la frontière nord du Pérou.

Hors du Venezuela, les signes de tension se multiplient face à l'ampleur de cette crise. Il invoque un "danger imminent" pour la santé et pour la situation sanitaire du fait de l'exode des Vénézuéliens.

"Évoquant " enjeu régional", le ministre équatorien des Affaires étrangères, Jose Valencia a déclaré qu'une discussion sur les questions " d'ordre social " était nécessaire pour que la migration se fasse de manière " ordonnée et sécuritaire ".

Pour sa part, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), l'Uruguayen Luis Almagro, a appelé les pays de la région à adopter des sanctions contre le gouvernement vénézuélien, qu'il a qualifié de "dictature".

"La priorité pour le Venezuela est que les pays latino-américains appliquent des sanctions, et encore davantage de sanctions de la part de l'Union européenne et des Etats-Unis", a-t-il déclaré à la presse lors d'un forum à Saint-Domingue.

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